La tendance se poursuit
Indicateurs économiques toujours à la baisse
La région de Laval a beau résister à la crise qui sévit à la grandeur de l'Amérique, la tendance à la baisse des principaux indicateurs du marché du travail, observée ces derniers mois, s'est à nouveau confirmée en novembre.
En comparaison à novembre 2007, le taux de chômage a crû de 1,2 point de pourcentage, passant de 4,8 % à 6 %. En clair, cette hausse un peu abstraite se cristallise par 4100 Lavallois de moins en emploi qu'à pareille date l'an dernier. Encore plus significatives sont les pertes d'emplois à temps plein avec un déficit de 6000 postes, alors que les Lavallois occupant un emploi à temps partiel sont plus nombreux qu'ils ne l'étaient il y a douze mois.
À se comparer…
Malgré tout, le taux de chômage de 6 % vaut à la ville-région le 4e échelon dans la mise en rang des 16 régions de la province, derrière la Capitale-Nationale (3,6 %), Chaudière-Appalaches (4,8 %) et Outaouais (4,9 %).
Des régions limitrophes, Laval est celle qui tire le mieux son épingle du jeu, devançant la Montérégie (6,1 %), Lanaudière (6,6 %), Laurentides (6,9 %) et Montréal (8,5 %). Toujours selon la plus récente enquête sur la population active, menée mensuellement par Statistique Canada, le taux de chômage s'élevait, en novembre, dans la grande région métropolitaine à 7,2 %. À l'échelle du Québec, ce taux d'établissait à 6,8 %.
Pour en revenir à Laval, le taux d'activité a chuté de 1,6 point pour glisser sous la barre psychologique des 70 %. Ce recul est la cause directe de la hausse de la population des 15 ans et plus, conjuguée à une légère baisse de la population active.
Idem pour le taux d'emploi, qui perd 2,4 points pour s'établir à 64,9 %. En comparaison, la moyenne pour le Québec a glissé d'à peine quatre dixièmes de point pour la même période.
Cet important repli qu'accuse la région de Laval est principalement attribuable à la régression du nombre de Lavallois en emploi le mois dernier par rapport à la situation qui prévalait en novembre 2007.