Jimmy Bourgoin mesure 1,85 m, pèse 70 kg, a les cheveux châtains et les yeux pers. Présentement, il a les cheveux rasés et ne porte pas de barbe.
(Photo: Courtoisie)
Un détenu toujours en cavale
Jimmy Bourgoin a fait faux bond au gardien qui l’escortait, lundi, lors d’une visite médicale à la Cité de la santé de Laval. Il purgeait une peine de 13 ans de prison.
Tout s’est passé très vite. Le détenu de 33 ans avait rendez-vous de bonne heure, lundi matin, pour passer un examen médical prévu avec le service de cardiologie de l’hôpital. Comme c’est d’usage, il était accompagné d’un agent du Centre fédéral de formation où il est incarcéré. Bourgoin a pris la poudre d’escampette alors qu’il patientait dans la salle d’attente, profitant de la foule pour disparaître. La sûreté du Québec l’a immédiatement pris en chasse mais, au moment de mettre sous presse, le fugitif est toujours dans la nature, introuvable.
Grand vide
Jimmy Bourgoin n’est pas un enfant de chœur. Il a été condamné à 13 ans de réclusion pour une multitude d’infractions, allant de la détention de drogue au vol avec violence. «Mais il n’est pas particulièrement dangereux, il n’a jamais tiré sur personne», estime Benoît Richard, le porte-parole de la Sûreté du Québec pour le secteur Nord de Montréal.
«Il est possible qu’il ait planifié son évasion ou qu’il ait eu des complices mais pour l’instant, il ne s’agit là que d’hypothèses. L’enquête se concentre sur son cercle familial et ses connaissances. Nous avons reçu certaines informations qui devront être validées. Si c’est le cas, elles pourraient permettre de le récupérer mais il n’y a vraiment rien de sûr.» Pour l’instant, Benoît Richard reconnaît que «c’est surtout le grand vide».
Quatre évasions cette année
«On a toujours du mal à comprendre pourquoi un détenu s’évade si près de la sortie», confie la directrice adjointe des services de gestion du pénitencier. «Il n’y avait pas eu de signes avant coureurs.» Bourgoin a été emprisonné en 1998, il n’avait donc plus que trois ans à tenir. Son comportement lui avait d’ailleurs valu d’être placé au niveau de sécurité minimal, sans pour autant bénéficier d’une libération conditionnelle. Il risque maintenant de nouvelles poursuites judicaires et donc un allongement de sa peine si les policiers le rattrapent. Avant lui, trois autres détenus se sont évadés du Centre fédéral de Formation depuis le début de l’année. Tous ont été récupérés.
Toute information le concernant peut être communiquée à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.