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Ignatieff sera un grand Canadien

La députée Folco lui voue une profonde admiration

par Jocelyn Bourassa
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Article mis en ligne le 11 décembre 2008 à 18:12
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Ignatieff sera un grand Canadien
Raymonde Folco rappelle que son nouveau chef est un spécialiste de droits de la personne. (Photo: Martin Alarie)
Ignatieff sera un grand Canadien
La députée Folco lui voue une profonde admiration
Raymonde Folco était de fort bonne humeur au bout du fil aujourd'hui. Réélue députée, voilà qu’elle voit son favori, Michael Ignatieff, devenir chef de son parti. «Que voulez-vous que je demande de plus?»
Selon Mme Folco, l’impact de la nomination de M. Ignatieff se faisait déjà sentir. «Il y a cinq minutes, raconte-t-elle, un homme était dans mon bureau pour se procurer une carte de membre tellement il avait été émerveillé par le discours de M. Ignatieff. C’est tout dire!»

Elle se dit partisane d’Ignatieff depuis le tout début. «Déjà en 2006, il était mon choix, dit-elle. C’est un homme prudent, sage et intelligent. Je crois qu’il va nous aider à construire un grand Canada. Les Québécois vont voir en lui un ami car il est très au fait de la particularité du Québec au sein du pays! Et il veut que le Québec reste avec le Canada. Je crois qu’il sera un grand Canadien!»

Elle nous rappelle que la famille Ignatieff a longtemps vécu près de Richmond, en Estrie. « Son grand-père avait une ferme laitière là-bas, je pense. D’ailleurs, M. Ignatieff parle bien le français. Lentement, il est vrai, mais il parle l’anglais aussi lentement.»

Mme Folco connaissait Michael Ignatieff avant son retour au Canada. «J’ai lu beaucoup de ses livres. Toutes ses idées sont là d’ailleurs! M. Ignatieff ne cachera rien, contrairement à M. Harper. Et puis, quand j’étais la déléguée du parti au sein de l’Internationale libérale, un regroupement de partis libéraux des quatre coins du monde, j’ai beaucoup entendu parler de M. Ignatieff. Sa réputation est internationale. Il m’a déjà dit qu’il avait voyagé pour de longues périodes, notamment chez les Kurdes en Irak, en Afghanistan et ailleurs au Moyen-Orient.»

Spécialiste de l’immigration, Mme Folco dit avoir trouvé en Michael Ignatieff une oreille attentive. «Ce fut le sujet de notre première rencontre. Sa famille ayant fui les communistes russes pour venir s’établir au Québec, M. Ignatieff connaît bien la vie de l’immigrant.»
Le Bloc fait peur!
Interrogée sur la crise parlementaire à Ottawa, Mme Folco soutient avoir reçu beaucoup de courriels et d’appels au sujet de l’engagement du Bloc dans la coalition. « Il faut que les gens comprennent qu’aucun membre du Bloc ne siégera comme ministre si jamais la coalition accédait au pouvoir. Le Bloc s’est tout simplement engagé à ne pas faire tomber le gouvernement pendant une période de 18 mois. En aucun moment le Bloc ne sera membre de la coalition à part entière!»
Une deuxième chance
Raymonde Folco espère que Harper saisira la deuxième chance qui s’offrira à lui en janvier. «Ce que nous voulons, nous libéraux, c’est que les conservateurs fassent quelque chose face à la crise économique qui s’annonce. Faut pas oublier que 85% de nos exportations vont vers notre voisin du sud. Or, selon les journaux, les députés et les forts en économie que je côtoie, la crise sera moins profonde au Canada qu’aux Etats-Unis. Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Tout ce que les conservateurs proposent, c’est de couper quelques millions. Mais ce qu’il faut faire, c’est de mettre des milliards de dollars en circulation!»
La coalition, avec à sa tête Michael Ignatieff, sera-t-elle tentée de renverser le gouvernement même si celui-ci se présente avec une nouvelle solution? «Écoutez, si les conservateurs se montrent sérieux en janvier, dit-elle, eh bien c’est certain que la coalition devra se poser des questions!»

Appelée à formuler un commentaire sur le chef sortant Stéphane Dion, Raymonde Folco s’impose un long silence avant de déclarer: «Il a apporté au parti libéral intégrité, intelligence, son amour pour le pays et son amour pour le Québec.»



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