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Vingt ans pour la Table de concertation de Laval en condition féminine

Benoit LeBlanc par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 11 décembre 2008 à 21:46
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Vingt ans pour la Table de concertation de Laval en condition féminine
En ouverture, les participantes ont simulé une manifestation. (Photo: Martin Alarie)
Vingt ans pour la Table de concertation de Laval en condition féminine
Retrouvailles, chant choral, théâtre, peinture en direct, la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF) a montré l'étendue de son dynamisme pour célébrer ses 20 ans le 27 novembre dernier.
Près de 160 citoyennes et citoyens se sont rassemblés pour souligner l’anniversaire de cet organisme qui crée depuis deux décennies un espace de solidarité féminine pour plus de 25 groupes lavallois.

En ouverture, les participants ont simulé une manifestation. Ils ont fait leur entrée en salle en brandissant des pancartes et chantant des slogans, un préambule approprié pour la présentation d'une vidéo rétrospective retraçant l’histoire et l’évolution de l’organisme. Accompagnées d’un diaporama de photos, les membres du conseil d’administration ont relaté les luttes et réalisations menées par la Table sur le territoire lavallois.
Place à l'art
Chrysanthemum Tea Productions, une troupe de théâtre socialement engagée et composée entièrement de jeunes femmes, a enchaîné avec la présentation d’extraits percutants de la pièce Les Fées ont soif, créée il y a 30 ans par Denise Boucher. La prestation met en vedette trois archétypes féminins: la vierge, la mère et la putain, en explorant des problématiques toujours actuelles, dont les stéréotypes féminins et la violence envers les femmes.
En clôture, l'ensemble Les Voies féministes, la chorale de la Maison Parent-Roback, s'est amusé avec le public, en interprétant un répertoire de chansons aux critiques sociales à la fois drôles et revendicatrices.

Tout au long des festivités, l'artiste-peintre Mance Lanctôt a mis son pinceau agile au service d'un portrait, celui de Nureyla Kama, une femme kurde expatriée de la Turquie, qui a accepté de partager son parcours durant la soirée, permettant ainsi de mettre en lumière la réalité souvent difficile des femmes immigrantes.

«On travaille depuis 1988 et nous allons continuer pour permettre à des femmes de se retrouver entre elles et améliorer leurs conditions de vie», observait récemment Sophie Bellefeuille, du Centre des femmes de Laval, l'un des groupes fondateurs de la TCLCF.

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F Corbeil

Commentaire mis en ligne le 19 décembre 2008
bravo

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