La commission du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) sur le train de l'Est a commencé sa consultation publique mardi.
(Photo: Gérard Legault)
Train de l'Est: «last call»
L'Agence métropolitaine de transport (AMT) a beau avoir mis une croix sur un train de banlieue dans l'est de Laval, en 2006, certains espèrent toujours. Le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval saisira l'ultime chance de s'exprimer à ce sujet, à l'audience du BAPE, amorcée cette semaine, à Repentigny.
Le CRE de Laval est un des cinq requérants à avoir demandé la création d'une commission d'audience à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Lyne Beauchamp. L'organisme lavallois a agi conjointement avec le CRE de Lanaudière.
Les deux CRE déposeront, après les Fêtes, un mémoire devant la commission du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) mandatée pour examiner le projet de train Mascouche-Terrebonne-Repentigny-Montréal.
Des trois options parmi lesquelles figurait une ligne passant par l'est de Laval, c'est ce tracé qui a été retenu.
Pas d'hier
L'idée d'un train dans l'est de l'île Jésus, en provenance de Mascouche, remonte au début des années 1990 et culmine au début du millénaire. Le directeur du CRE de Laval, Guy Garand, cite le Plan stratégique de développement du transport métropolitain de l'AMT, publié en 2003.
Dans ce document, le scénario retenu, pour la desserte de l'est de Montréal et de la couronne nord-est, s'articulait sur deux lignes: Mascouche-Terrebonne-Laval-Montréal et Repentigny-Montréal.
«En 2005, l'audience publique sur la 25 arrive. En même temps, on retire le projet de train dans l'est de Laval. Moi, j'ai toujours trouvé ça louche», dit M. Garand.
Les directeurs des CRE de Laval et de Lanaudière comptent mettre de l'avant, dans leur mémoire, que le potentiel de développement dans l'est de Laval et dans la couronne nord-est justifie l'existence de deux lignes de train de banlieue.
Ils plaideront également en faveur du prolongement de la desserte vers l'Assomption et Joliette.
Complémentaire
En 2001, le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, unissait sa voix aux maires de Mascouche et Terrebonne, pour réclamer un train de banlieue. «On n'a pas mis de côté l'option. Un jour, on bouclera la boucle», a fait valoir M. Vaillancourt, lors d'un entretien téléphonique mercredi.
Il réfute l'idée selon laquelle le pont de l'autoroute 25 a mis le train de banlieue dans l'est de Laval sur une voie de garage. «L'un ne remplace pas l'autre. Je n'ai encore jamais vu un camion prendre le train.»
S'il se dit favorable aux représentations faites devant la commission du BAPE, le maire de Laval ne compte pas s'immiscer dans le débat public à ce propos.
À ses yeux, les besoins en transport collectif de l'est de la municipalité seront comblés par les autobus sur les voies réservées du futur tronçon de l'autoroute 25 et du futur pont.
À la Société de transport de Laval, on confirme qu'une desserte entre l'échangeur A-440/Marcel-Villeneuve sera effective à la fin des travaux de prolongement de la 25. Le terminus, possiblement la station de métro Honoré-Beaugrand, n'est pas encore confirmé.
Au terme de travaux en cours qui s'échelonneront sur quelques années, la voie réservée assurera le transit des autobus entre Terrebonne et l'est de Montréal, en passant par l'est de Laval.
John Johnstonq
Commentaire mis en ligne le 11 janvier 2009J'aimerais voir les cartes des trois trajets comme indique l'article.
John Johnston