Réactions au budget
Les réactions n'ont pas tardé à la suite du dépôt du budget de la Ville.
Séance tenante, le candidat à la mairie pour les élections de novembre 2009, Robert Bordeleau, l'a décrié. «L'argent n'est pas investi à la bonne place», a-t-il déclaré, ajoutant même que «le budget ne reflétait pas la réalité», sans toutefois étayer son affirmation.
Le chef du Parti au service du citoyen (PSC) juge insuffisant l'ajout des 250 logements sociaux prévu au budget. «C'est plusieurs milliers de logements dont les citoyens ont besoin», soutient-il. Dénonçant une «diminution des services» à la population, M. Bordeleau a déploré par ailleurs «l'état de décrépitude» des arénas de Laval, insistant sur la nécessité de doter la région d'un complexe de quatre glaces.
La CCIL enthousiaste
Tout autre son de cloche du côté de la Chambre de commerce et d'industrie de Laval (CCIL), qui accueille avec enthousiasme le budget 2009.
«Encore une fois, nous saluons la vision de l'administration Vaillancourt
qui, année après année, continue à réduire l’endettement municipal en optant
de payer comptant de nombreux investissements, plutôt qu’en recourant à des
emprunts», a déclaré le président Alexandre Joly.
Ce dernier s'est réjoui également de la reconduction de la campagne promotionnelle de 800 000 $, visant à soutenir la construction domiciliaire, et de la poursuite des programmes d’accession à la propriété et d'aide à la rénovation résidentielle, des mesures susceptibles de contrer le ralentissement économique appréhendé.
Enfin, M. Joly a salué le maintien de la variation du compte de taxes sous le taux d’inflation, ce qui contribuera à créer un «environnement économique essentiel à la croissance de la communauté d’affaires». Soulignons que la hausse du compte de taxes foncières moyen pour le secteur non résidentiel s'établit à 0,6 %.