Marché locatif
Baisse du taux d'inoccupation
La proportion des logements locatifs vacants à Laval, en octobre dernier, a diminué à 2,4 %, en baisse de trois dixièmes de points de pourcentage par rapport à la situation qui prévalait douze mois plus tôt.
Voilà ce qui ressort de l'Enquête sur les logements locatifs effectuée par la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), rendu publique le 11 décembre.
La zone ayant connu la plus forte baisse est celle de la pointe Est de l'île, alors que le taux d'inoccupation des logements des quartiers St-François, St-Vincent-de-Paul et Duvernay est passé de 4,8 % à 3,1 %.
Par ailleurs, la zone regroupant les secteurs de Ste-Rose, Fabreville et de Laval-Ouest a vu son taux d'inoccupation descendre sous la barre du 1 % et s'établir à 0,6 %. Malgré la rareté des logements disponibles dans ce territoire situé au nord-ouest de l'île Jésus, à 609 $, c'est là que l'on retrouve le loyer moyen des logements le plus faible de la région de Laval.
À la grandeur de l'île, le loyer moyen des appartements de deux chambres s'établissait en octobre dernier à 640 $, une hausse de 26 $ en comparaison au loyer moyen de 614 $ en octobre 2007. À Montréal, l'augmentation fut deux fois moindre, le loyer passant de 661 $ à 671 $. Bien qu'il était en hausse de 21 $ par rapport à octobre 2007, le loyer moyen dans la couronne nord demeure, à 607 $, nettement plus abordable qu'à Laval. Par contre, sur la rive-sud, le loyer s'apparente davantage à celui de Laval avec un coût moyen de 633 $ pour un appartement de deux chambres à coucher. Il faut savoir que l'évaluation de ces coûts tient compte des immeubles neufs et existants.
Analyse
À Laval comme dans l'ensemble de la région métropolitaine de recensement, le taux d'inoccupation a diminué.
«Les principaux facteurs ayant favorisé l’augmentation de la demande de logements locatifs, explique l'analyste principal de marché à la SCHL, Bertrand Recher, sont la hausse du solde migratoire et la croissance de l’emploi chez les jeunes».
La hausse de la migration nette tient en grande partie aux immigrants, qui ont tendance à être d’abord locataires lorsqu’ils s’établissent et qui ont ainsi contribué à faire décroître le taux d’inoccupation, poursuit-il. Enfin, la progression de l’emploi chez les jeunes a également stimulé la demande de logements locatifs.