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Encadrer sa consommation d’alcool

19 000 Lavallois ont une consommation à risque

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Article mis en ligne le 18 décembre 2008 à 11:32
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Encadrer sa consommation d’alcool
Buveuse occasionnelle, l'entraîneure Josée Fortin désirait encadrer sa consommation d'alcool avec le programme Alcochoix+. (Photo: Martin Alarie)
Encadrer sa consommation d’alcool
19 000 Lavallois ont une consommation à risque
Dans le cadre de la Semaine québécoise de prévention de la toxicomanie 2008, la Direction de santé publique (DSP) et le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Laval ont présenté un portrait de la consommation d’alcool des adultes lavallois et rappeler l’importance du programme Alcochoix+ pour la réduction de consommation d’alcool dans la région.
En 2008, 118 personnes ont participé au programme. Un peu moins que les 135 de l'an dernier. À Laval, la DSP estime à 19 000 le nombre de Lavallois qui ont une consommation d'alcool à risque. On parle de plus de 10 consommations par semaine. Également, 40 000 adultes lavallois auraient des épisodes occasionnels de consommation excessive.

Des études de 2005 démontrent que le Québec est la province canadienne où l’on observe le plus haut pourcentage de consommateurs d’alcool, soit 85 %. «Nous sommes dans la moyenne nationale», spécifie Alexandre Saint-Denis, responsable à la Direction de la santé publique pour la prévention des dépendances.
Mieux gérer
Offert depuis 2004 à Laval, le programme Alcochoix+ s'adresse précisément aux adultes qui sont inquiets de leur consommation d'alcool, et qui désirent mieux la gérer. L'approche aide les participants à diminuer leur boire vers un niveau à faible risque.
«Arrêter de boire ne faisait pas partie de mes choix! Mais je voulais poser un cadre à ma consommation. Ayant des antécédents familiaux d'alcoolisme, je voulais éviter les risques de dépendance», indique l'entraîneure en centre de conditionnement physique, Josée Fortin.

«Je parle beaucoup de ma participation au programme autour de moi et je constate à quel point c'est encore un tabou», poursuit-elle.
Seul ou en groupe
Alcochoix+ s'échelonne sur six semaines. Trois formules sont habituellement possibles. Une démarche individuelle avec un guide, un encadrement individuel ou en groupe. «Nous amenons les gens à comprendre les raisons de leur consommation d'alcool et à trouver des stratégies pour mieux boire. Si l'on constate que la personne connaît un problème sérieux de dépendance à l'alcool ou d'autres substances, nous allons la rediriger vers une ressource spécialisée», souligne Louise Desfonds, travailleuse sociale responsable régionale du programme Alcochoix+.
Historique
«Alcochoix+ est vraiment pour les buveurs réguliers, ceux qui consomment socialement et qui se posent des questions sur leur habitude. Il n'existait pas de tels programmes avant l'implantation officielle du programme en 1998 à Québec», rappelle Alexandre Saint-Denis.
Notons que consommer de l’alcool avec excès peut augmenter la probabilité de souffrir de maladies aiguës et chroniques (intoxications, cancers, hypertension, cirrhoses, pancréatites); présenter des problèmes psychosociaux (violence, problèmes familiaux, professionnels, financiers), provoquer des traumatismes ou des décès à la suite d’accidents de la route ou des noyades.
Information: il est toujours possible de joindre la ligne téléphonique Alcochoix+ ou 450 622-5110, poste 4005, ou www.alcochoixplus.gouv.ac.ca.

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