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Accueil chaleureux à Gisenyi

par Ghislain Caron
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Article mis en ligne le 10 février 2009 à 13:49
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Accueil chaleureux à Gisenyi
(Photos: Jean-Yves Caron)
Accueil chaleureux à Gisenyi
Après trois heures de route dans un décor féérique: collines verdoyantes après collines, la grande majorité cultivées de la base au sommet - bananeraie, thé, café, fruits et légumes de toutes espèces.
Et des milliers de gens, à pieds, à bicyclettes, hommes, femmes, enfants des deux sexes et de tous âges, portant en parfait équilibre des fagots d’herbage, des seaux, des sacs de victuailles, des jerricanes d’eau, et moult objets hétéroclites, marchent des kilomètres, allègrement. Des centaines de fidèles endimanchés sortent des services religieux de dizaines d’églises qui pullulent dans tous les villages. Ils déambulent lentement en discutant.

Il est déjà 18 heures quand nous frappons à la porte de ma future résidence, à Gisenyi (lire: guicényi), face au majestueux Lac Kivu. Frère Gabriel, fondateur de VJN avec qui je partagerai les lieux, m’accueille chaleureusement. La chambre est fort convenable, attenant à une salle de bain complète avec eau chaude, eau froide et électricité. Je suis encore sur les décalages climatique, horaire et culturel. Un brin de conversation, un bon souper chaud, et je ne me fais pas prier pour aller passer ma première nuit gisényienne avec mon ami Morphée.

Dans ces pays, on se lève avec le soleil. À sept heures, nous sommes à table pour le petit déjeuner: marmelade, confiture, miel, beurre d’arachide, pain blanc (son grille-pain est brisé depuis avant notre visite d’avril dernier) et un bon café. Le programme de la matinée est bien chargé: visites des projets des environs. D’abord, une école primaire fraîchement terminée, juste à temps pour la rentrée. Des centaines d’enfants arrivent de partout. On me présente à l’évêque qui vient constater les travaux avec grande satisfaction. Puis, on passe à la maison récemment achetée pour donner un Centre propre aux jeunes malentendants. Tout est à refaire, mais une dizaine d’ouvriers, souvent pieds nus, s’y activent: monter un mur de briques, niveler le sol, ajouter une salle en annexe, refaire la plomberie, l’électricité, la peinture. Mais Gabriel a eu la propriété pour une bouchée de pain: à peine 6 millions de francs rwd (soit 13000$ CAD, NDLR).

Finalement, on arrive au Centre Culturel pour une réunion du Comité de direction de VJN. Heureusement, j’avais eu l’occasion de travailler avec tout ce beau monde en avril et mai dernier: les retrouvailles sont chaleureuses comme toutes les personnes Rwandaises qu’on a appris à connaître. En réunion, on fait le point sur les différents projets en cours et futurs. Je présente ma conception du mandat qu’on m’a confié: facilitateur pour la formation aux techniques d’animation, de bonne gouvernance, de résolution de problèmes et gestion de conflit, gestion de personnel, de planification stratégique et financière… Un joli petit contrat agrémenté de cours d’anglais de deux heures en après-midi. Le gouvernement vient de décréter qu’à partir de 2009, le Rwanda sort de la francophonie pour se tourner vers l’anglophonie de l’union des pays africains anglophones de l’Est, après cent ans de colonisation belge et francophone.

On rentre dîner à la maison. En après-midi, rencontre avec l’ensemble des coordonnateurs pour discuter de ma vision du travail avec eux pendant les trois mois qui viennent. L’accueil est des plus fraternels et ouverts.

Le lendemain, mardi, la journée est consacrée à la présentation de rapport annuel de chacun des sept secteurs d’activités et d’approbations après discussions par l’assemblée. J’ai voyagé avec l’équipe dans un centre situé à 15 km, Nyundo. Le seul voyage en minibus avec cette bande de joyeux lurons valait la chandelle, même si tout se passait en kinyarwanda. Pour terminer cette journée, on me demande de faire une synthèse et de donner mes impressions sur les présentations : impressionnants, professionnels, originaux et fort intéressants.

Et mercredi, on commence l’horaire prévu :

9h00 à midi: formation

14h30 à 16h30: cours d’anglais

Et tout va comme prévu, jusqu’à maintenant.

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