Quand ma ville se pare de vert…
Par Nina N'Diaye
A l’heure du développement durable, des concepts d’écocivisme et d’économie verte, comment Laval se positionne-t-elle au Québec, en terme de stratégie d’urbanisation?
En tant que seconde plus grande agglomération de la province, elle ne cesse d’attirer les jeunes familles, les retraités et les entreprises, signe d’une vitalité démographique et économique indéniable. Meilleure chance d’accès à la propriété, taux de taxation encore raisonnable, proximité de Montréal, accessibilité des transports en commun sont autant de facteurs favorisant le développement de Laval.
Poussée démographique rime avec chantiers de construction… Mais pour garder une dimension humaine et donner une âme à cette ville, on se doit de construire autre chose que des tours, des centres d’achat et des routes; ou du moins, doit-on essayer d’être créatif! Le centreville qui se dessine près de la station de métro Montmorency ne semble démontrer aucune caractéristique architecturale notable, excepté deux énormes tours qui défigurent le paysage. On n’y voit que
béton et asphalte et peu d’arbres. C’est dommage!
Ces places de stationnement gentiment alignées près des centres d’achat ne pourraient-elles pas être agrémentées de quelques arbres? Cela ajouterait une valeur esthétique et écologique tout à la fois (lutte
contre les îlots de chaleur et meilleure qualité de l’air).
Il faut cependant relever les quelques initiatives originales qui rehaussent le paysage urbain de notre ville. Un exemple de verdissement réussi est la construction d’un écran anti-bruit végétal le long de l’autoroute 15 dans le quartier Sainte-Rose. Remarquable
réalisation d’une simplicité étonnante! Le résultat est saisissant de beauté et efficace en terme de lutte contre les nuisances sonore et visuelle, et la pollution de l’air.
Nous avons définitivement besoin de plus de vert dans nos vies : dans les centres commerciaux, pensons au magnifique jardin sous la verrière du Carrefour Laval; aux abords des autoroutes et des grandes artères où commencent à s’épanouir de jeunes arbres (boulevard des
laurentides, secteurs Auteuil et Vimont). Créons des places publiques avec des aménagements paysagers inventifs et attrayants. Nous avons tout à y gagner. Notre ville serait tellement plus belle et plus agréable
à vivre! C’est le défi qu’il nous faut relever en ce début de 21e siècle.
Marie Beaulieu
Commentaire mis en ligne le 21 février 2009On a beau tout faire pour verdir le smog omniprésent avec les poêles à bois et chacun son petit feu l'été n'est pas tellement arritant mais plutôt le contraire. Mourrir à petit feu...