La TCLCF a souligné la Journée internationale de la femme par le théâtre et le lancement d'une pétition. (Photo: Martin Alarie)
Objectif: égalité hommes/femmes
Les monologues du vagin en appui aux revendications de la TCLCF
Pas moins de 400 personnes ont répondu, le 12 mars dernier, à l’invitation de la Table de concertation de Laval en condition féminine (TCLCF), afin de célébrer la Journée internationale de la femme, à la salle Claude-Potvin de l’école Curé-Antoine-Labelle.
Pour l’occasion, la TCLCF a présenté Les monologues du vagin, la célèbre pièce d’Eve Ensler, une œuvre qui a encore su faire rire et réfléchir à la fois, dans une version mise sur pied par la compagnie théâtrale Chrysanthemum Tea Productions.
Appel à l'implication
Organisé conjointement par le Conseil du statut de la femme et la TCLCF, un cocktail dînatoire a précédé la présentation de la pièce. La présidente du Conseil, Christiane Pelchat, en a profité pour adresser une allocution haute en revendications aux gens rassemblés. Mme Pelchat a demandé à tous les acteurs et actrices de la région de Laval de s’impliquer à part entière dans l’atteinte de l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes. «Cette participation est essentielle à la réalisation du projet social d’égalité pour tous et toutes», a-t-elle souligné.
Pour sa part, la présidente de la TCLCF et directrice générale de la Maison Le Prélude, Pascale Bouchard, a réitéré la pertinence de souligner la Journée internationale de la femme en mettant en lumière les inégalités persistantes pour les femmes, dont la précarité économique et la violence.
La présentation de Les monologues du vagin visait d'ailleurs à sensibiliser la population au respect de l’intégrité des femmes et à mieux comprendre la diversité de leurs réalités et de leurs choix, que ce soit dans la sexualité, dans la maternité ou dans la vie professionnelle et familiale.
À quand des sages-femmes?
La TCLCF a aussi profité de la soirée pour présenter une pétition réclamant des services de sages-femmes et d’autres services en périnatalité à Laval. Notons que la région de Laval ne dispose d’aucun point de service de sages-femmes et que la majorité des services périnataux ne sont pas disponibles dans le réseau public actuel.
La TCLCF croit que les Lavalloises devraient avoir le choix du lieu de leur accouchement et que le recours aux services d’une sage-femme représente une alternative avantageuse pour les femmes qui souhaitent un accouchement naturel avec un accompagnement professionnel. La pétition est disponible sur le site de la TCLCF au
www.tclcf.qc.ca. (B.L.)