Les vieilles recettes de fraude toujours utilisées
Derrière toute fausse carte, il y a un crime commis pour subtiliser des informations personnelles. Et malgré les moyens de plus en plus sophistiqués pour se prémunir contre la fraude, les recettes de base des fraudeurs sont toujours les mêmes. La seule arme, pour éviter de se faire cuisiner: la vigilance.
Le lieutenant détective Roger Janelle, responsable des fraudes au Département de police de Laval, donne l’exemple du hameçonnage, cette technique utilisée sur Internet pour obtenir des renseignements personnels de façon illicite.
Un appel à l’aide du Niger, une cagnotte à remporter facilement via un concours bidon, une demande de renseignement émanant d’une fausse caisse populaire… «Ça marche encore», dit Roger Janelle.
Pas que sur Internet
Règle générale, les sites munis du protocole sécurisé HTTPS offrent une protection contre la fraude. Il faut aussi rechercher la présence d’un icone jaune représentant un cadenas.
Si les sites connus comme eBay sont sûrs, les transactions privées qui en découlent n’offrent aucune garantie, met en garde M. Janelle.
Internet n’a pas le monopole de l’approvisionnement en renseignements, pour les faussaires. Les moyens «traditionnels» sont encore utilisés. Des faux concours et des appels à l’aide peuvent aussi être acheminés sur un support en papier, indique le lieutenant.
Le marché noir des identités et informations personnelles peut aussi être alimenté par de la fraude réalisée par le personnel des institutions financières, illustre M. Janelle.
Avec ou sans puce
La méthode la plus triviale, qui consiste à passer la carte de crédit ou de débit d’un client dans une glaneuse (petit lecteur électronique) à son insu est encore utilisée.
L’avènement des cartes à puces rend la tâche plus difficile aux fraudeurs, admet Roger Janelle. «Mais il n’y a rien de
full proof. Peu importe si on a ou non une carte à puce, il ne faut jamais quitter sa carte de vue.»
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