Après le Japon l'été dernier, Réal Béland termine une tournée de cinq ans.
(Photo: Martin Alarie)
Une dernière virée pour le cabotin Béland
En attendant le film sur ses pitreries au pays du Soleil levant, Réal Béland termine bientôt une tournée qui l'aura trimballé pendant cinq ans.
C'est d'ailleurs sur les planches de la Salle André-Mathieu que le grand frisé a rodé ce premier one man show. Aujourd'hui, il a bien sûr modifié près du tiers de son contenu.
«C'était rendu que le monde connaissait les répliques par cœur, y'en a qui précédait mes jokes! En plus du goût de varier la donne, je me suis adapté au public, qui aime de plus en plus le côté interactif des shows», explique Réal Béland, qui a notamment refait une beauté à son King des ados, en plus d'allonger son passage de stand-up, ainsi que les coups de téléphone de M. Latreille ou les lectures de lettres de Mme Sexe. Une trentaine de voix sont du spectacle.
Dépaysement nippon
L'art du canular s'apparente au jeu d'échec, dixit l'un des maîtres: Réal Béland. Il faut prévoir trois à quatre coups d'avance. Il a appris à bonne école, lui qui a été de l'équipe de Surprise sur prise durant deux ans.
«Le vrai monde, c'est très important pour moi. D'ailleurs, les interventions de lignes ouvertes sont encore ce qui me fait le plus rire. Dans un bon tour, faut pas que les gens fassent pitié, non sans oublier que l'on a besoin de leur autorisation pour montrer les images», raconte celui qui avait envie d'un dépaysement total pour son film Nos voisins Dhantsu, dont la sortie est prévue pour le 23 février.
Tokyo qui fait 150 km, soit la moitié du trajet Québec-Montréal, l'ultra-politesse, «tu peux pas dire s'ils sont heureux ou gentils», l'intonation de voix qui diffère selon les sexes, les cellules qui permettent de coucher sur place, le sumo, les geishas, tout y est passé, excepté le karaoké, «trop cliché pour le Japon!»
Le film reprend le principe d'Au-delà du Réal, ces aventures loufoques l'ayant mené en Europe.
Comédien d'origine
Il ne s'en plaint pas, mais quelque part, Réal Béland rêve de théâtre. Il pourrait ainsi renouer avec ses années d'école, lui qui est passé par l'option théâtre de Lionel-Groulx. Il garde un grand souvenir du tournage des Boys.
«Ça fait du bien de ne pas assumer tout le travail, les risques, de la réalisation, l'écriture, la conception au jeu dramatique lui-même. Mais je ne suis pas tellement <@Ri>casté<@Ri> comme comédien», spécifie avec humour le fils du comédien du même nom.
Réal Béland s'est découvert des talents comiques en se prenant de passion pour l'improvisation en secondaire 1. À l'époque, il réussissait à faire rire le public par ses imitations.
Rencontre déterminante
C'est d'ailleurs lors d'une improvisation qu'il fera la rencontre de son complice de mauvais tours depuis 17 ans, Stéphane Lefebvre.
«C'était le king de St-Eustache, moi, celui de Ste-Thérèse. On se complète, lui aimait construire, moi <@Ri>puncher<@Ri>. Nous sommes proches comme des frères peuvent l'être», confie le père de 35 ans, né à Boisbriand.
Dès ce soir, ainsi que les 1er et 2 décembre, Réal Béland fera rire même les plus irréductibles à la Salle André-Mathieu. Information: 450 667-2040.
(Photo: Martin Alarie)
«Le vrai monde, c'est très important pour moi. D'ailleurs, les interventions de lignes ouvertes sont encore ce qui me fait le plus rire.»
– Réal Béland