Dion, le «vert»
Champion du Protocole de Kyoto, Stéphane Dion? Si les verts ont réagi plutôt favorablement à son élection à la tête du PLC, le nouveau chef devra proposer du concret pour convaincre les sceptiques.
La députée de la circonscription de Laval, Nicole Demers, trouve positif que le nouveau dirigeant libéral soit un tenant du respect du Protocole de Kyoto. «Mais il devra montrer qu'il est capable de passer des belles paroles aux actes.»
Le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand, émet ses réserves. «Je ne crois pas qu'il soit le plus grand défenseur de l'environnement et encore moins de Kyoto. Lors d'un colloque tenu le 28 avril dernier à l'Université de Montréal, il a mentionné qu'il serait préférable d'investir trois milliards de dollars dans l'adaptation et le déplacement (relocalisation) des populations, au lieu de s'attaquer aux causes du réchauffement climatique», relate-t-il.
Au bureau du député libéral provincial de Chomedey, Thomas Mulcair, on a signifié que ce dernier refusait d'accorder des entrevues au sujet de l'élection de Stéphane Dion. Les frictions entre les deux hommes avaient défrayé la manchette, l'année dernière, à la veille de la Conférence de Montréal sur les changements climatiques. M. Mulcair avait dénoncé le «mépris» de M. Dion envers le Québec, dans le dossier de la mise en œuvre du Protocole de Kyoto.
En collaboration avec Yvan Fortin
«Je ne crois pas qu'il soit le plus grand défenseur de l'environnement et encore moins de Kyoto.»
- Guy Garand, directeur du Conseil régional de l'environnement.