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Courrier Laval
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VISION 2007

On mise désormais sur le Centre de développement des technologies médicales

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 16 janvier 2007 à 17:30
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VISION 2007
La Cité de la biotech amorce un virage
On mise désormais sur le Centre de développement des technologies médicales
Après les succès qu'ont connus le Centre québécois d'innovations en biotechnologie (CQIB) et le Centre de développement des biotechnologies (CDB), voilà que la Cité de la biotech et de la santé humaine est à développer un nouveau créneau: le Centre de développement des technologies médicales.
Ce repositionnement vise à maintenir l'expansion de la réputée grappe industrielle lavalloise dans un contexte de vive compétition et de raréfaction du capital de risque.
Compétition féroce
Les concurrents se multiplient pendant que l'assiette au beurre fond à vue d'œil. Juste dans la grande région métropolitaine, la Cité du CHUM, le Centre universitaire de santé McGill, Technopole Angus et Technoparc Saint-Laurent font de plus en plus sentir leur présence, eux qui travaillent à développer une masse critique, explique le directeur de Laval Technopole, Robert Dubé. D'où la nécessité de créer une niche qui distinguera encore davantage la Cité de la biotech.
Plus rapide
Un des grands avantages que présentent les technologies médicales c'est le temps de gestation des projets d'innovation. «Il faut généralement attendre entre 3 et 5 ans pour la commercialisation d'outils diagnostics et autres appareils médicaux», précise M. Dubé, ce qui est nettement plus rapide en comparaison aux 10 à 15 ans que nécessite le développement d'un médicament. «C'est plus tangible pour les investisseurs».

En cette période où les montages financiers sont plus difficiles à ficeler, ce type de projets est aussi plus susceptible de trouver preneur, car le financement est infiniment plus modeste que les 800 M$ qu'il faut compter pour amener un nouveau médicament du laboratoire aux tablettes de la pharmacie. Plus frileux, les investisseurs sont moins patients et plus pressés de voir le retour sur leur investissement.
Environnement
Tous les panélistes autour de la table sont sensibles à la dimension environnementale. Pour un, le directeur général du CRE, Guy Garand, plaide pour la cohabitation de la nature et de l'urbanisation, citant au passage la composante verte dominante du Parc scientifique et de hautes technologies qui nous plonge dans un décor champêtre. «La qualité de vie est un des critères recherchés quand vient le temps d'investir et en ce sens, il faut s'occuper de l'environnement», corrobore Robert Dubé en qui Garand trouve un allié de taille.

Signe des temps, le nouveau patron du développement économique à Laval

est un crack de l'environnement. Il n'était en poste que depuis quelques semaines lorsqu'il a initié, l'automne dernier, une table ronde sur le concept d'Enviro-pôle. «Mais avant de créer un écoparc, il faut d’abord s’assurer que nos entreprises intègrent dans leur gestion la dimension du développement durable; c’est la base.»
Forces et faiblesses
Laval, une île, une ville, une MRC, une région et une administration. Voilà la plus grande force qui assure une cohésion sociale et une synergie entre les partenaires de nature à faire arriver rapidement les choses, s'entendent pour dire tous les acteurs réunis autour de la table. Mais Laval a aussi le défaut de sa qualité, nuance Guy Garand. «Quand tu essuies un refus, souvent les portes se ferment partout», dit cet ardent défenseur de l'environnement.

L'unicité des structures administratives permettra justement à la région d'attaquer de front la problématique du transport en commun, de la formation de la main-d'œuvre et du recrutement, fait valoir la directrice générale de la Conférence des élus, Manon Caron.

«Bien au-delà de la création d’emploi, le recrutement de la main-d'oeuvre sera l’enjeu majeur pour l’économie dans les années à venir».

Quant au transport en commun, Mme Caron reconnaît qu'il s'agisse d'un maillon faible, en raison du vaste territoire qui est trop peu densifié. «Cela pose un défi majeur au niveau du transport collectif, notamment pour la desserte des parcs industriels».

À ce propos, le président de la Chambre de commerce et d'industrie, Alexandre Jarry, suggère la mise en service de navettes en partance des trois futures stations de métro vers les parcs industriels. «Ça assurerait une plus grande mobilité de la main-d'œuvre tout en favorisant l'accès aux Montréalais aux nombreux emplois disponibles à Laval».

Enfin, Manon Caron vante la diversité du tissu économique et industriel lavallois, alors que Robert Dubé entend relever le défi d'animer davantage les sous-secteurs industriels liés aux secteurs de l'aéronautique et de la plasturgie.

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