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Courrier Laval
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VISION 2007

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 16 janvier 2007 à 17:35
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VISION 2007
Le défi du développement durable
Les grands projets d'infrastructures et la culture entrepreneuriale devront intégrer les notions d'un terme souvent galvaudé, le développement durable, si l'on compte obtenir un équilibre assurant une meilleure qualité de vie aux générations futures.
Ainsi en convenaient les cinq invités de la Table Ronde Vision 2007, du Courrier Laval.

«En l'an 2 000, c'était un langage hermétique d'initiés. Maintenant, les gens s'y intéressent, ça se veut une recherche de l'équilibre», de préciser Manon Caron, directrice générale de la Conférence régionale des élus de Laval.

«La qualité de vie n'est pas uniquement basé sur un modèle économique. On est en train de dépasser la capacité de support de nos éco-systèmes, autant l'eau, l'air, le sol. On aura bientôt des difficultés à cause notamment de la perte de la biodiversité», d'affirmer Guy Garand, directeur général du Conseil régional en environnement de Laval.
Milieux humides et agriculture
Depuis les six ans que le Conseil régional en environnement de Laval travaille à protéger les milieux humides, souvent menacés par des projets de développement, Guy Garand a fait plusieurs constats: «On remblaie actuellement des milieux humides, ce qui imperméabilise le sol. Pourtant, ces milieux font la rétention de l'eau, la filtre. Quand y'a une sécheresse, les agriculteurs se retrouvent sans eau. Sans milieux humides, comment les nappes souterraines peuvent-elles se recharger?»
«Il faut protéger ces milieux, ce sont nos poumons! Il faut intégrer une gestion responsable (enviroclubs), ce qui est plus difficile pour les PME, confrontés à des enjeux quotidiens. On doit leur parler de réduction de coûts, d'amélioration de processus, qui auront un impact sur l'environnement (moins de rejets)», d'insister Robert Dubé, directeur général de Laval Technopole.
Un Parc urbain?
Autant pour satisfaire l'amateur de plein-air que le chevreuil, Laval aura-t-elle un jour son Mont-Royal? C'est-à-dire un véritable boisé urbain, fait d'arbres matures, non transplantés, des végétaux indigènes. Le Conseil régional en environnement a évalué 18 écoterritoires de valeur, dont les bois Ste-Dorothée, Duvernay (168 hectares, unique au Québec), Auteuil, de l'Équerre, qui ont ce potentiel.

«Il faut bien les connaître. Il faut trouver une façon de conserver cette richesse. Tout en trouvant l'équilibre entre ce qu'on peut et doit conserver, ainsi que le coût pour le conserver . C'est justement peut-être dans les partenariats entre ville, entreprises et groupes environnementaux qu'il y a la solution», de dire Alexandre Jarry, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Laval
Immobilier et immobilisme
«Le bobo avec le développement durable, c'est quand t'essaies de l'appliquer avec les terrains de construction. dans le domaine foncier», soutient Guy Garand.
Alors que Manon Caron rétorque plutôt qu'«on parle beaucoup d'immobilisme au Québec, d'être pas capable de rien faire sans que tout le monde sortent leurs pancartes, et avec raison probablement dans bien des cas, il faut trouver une façon de travailler de manière intersectorielle. Arriver à de l'innovation.»(B.L.)

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