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Garde partagée : Les critères établis par les Tribunaux

Article mis en ligne le 26 janvier 2007 à 14:12
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Garde partagée : Les critères établis par les Tribunaux
Une lectrice nous demande s’il existe devant les Tribunaux québécois une présomption favorable à la garde partagée.
Bien que la garde partagée ait connu un essor au cours des dernières années, il n’existe aucune règle de droit à l’effet que la garde partagée soit préférable à un autre type de garde. Ce qui existe, c’est la notion voulant que l’enfant doive passer le plus de temps possible, selon son intérêt, avec chacun de ses parents.
Les principaux critères à être examinés par le Tribunal à l’occasion d’une demande de garde partagée sont les suivants :
La présence de deux bons parents
Évidemment, la garde partagée ne sera retenue que dans la mesure où chacun des parents dispose de bonnes capacités parentales.
La proximité géographique
Nous comprenons en effet que pour plusieurs considérations ne serait-ce que pratiques, il serait contraire à l’intérêt d’un enfant d’âge scolaire d’habiter par exemple une semaine à Laval puis une semaine à Mont-Laurier en alternance.
L’absence de valeurs fondamentales différentes chez la mère et le père
Ce principe vise à ne pas soumettre l’enfant concerné à deux systèmes de valeurs diamétralement opposés, par exemple, sur le plan religieux.
Une capacité minimale de communication entre les deux parents
Cette règle implique que les parents doivent être en mesure de se transmettre les informations essentielles, par exemple en regard de la santé de l’enfant. La Cour d’appel a toutefois tempéré cette exigence en rappelant d’une part qu’elle ne peut être utilisée par un parent réfractaire à la garde partagée en guise d’outil stratégique, en refusant systématiquement toute communication.
L’absence de contre-indications propres à l’enfant
Il s’agit ici de s’assurer que l’enfant que l’on souhaite voir évoluer en garde partagée n’est pas sujet, par exemple, à une condition particulière faisant en sorte qu’une garde partagée serait contre-indiquée.
Dans l’éventualité où les critères susmentionnés sont rencontrés, le Tribunal pourra considérer sérieusement l’octroi d’une garde partagée. Il faut toutefois toujours se rappeler que le Tribunal, dans toute décision concernant un enfant mineur, sera d’abord et avant tout guidé par l’intérêt de celui-ci et le respect de ses droits.

– Me Me Patrick Delisle, Avocat

Alepin Gauthier, avocats, s.e.n.c.
Cette chronique contient de l'information juridique d'ordre général et ne devrait pas remplacer un conseil juridique auprès d'un avocat qui tiendra compte des particularités de votre situation.
Nous vous invitons à nous faire part de vos questions par courrier électronique à droitlaval@transcontinental.ca.

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