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Nos milieux humides disparaissent

Nathalie Villeneuve par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 4 février 2007 à 15:02
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Nos milieux humides disparaissent
Le milieu humide du Domaine Islemère, saccagé en janvier 2005, n’a pas encore été remis en état, comme l’avait ordonné le ministre Thomas Mulcair. Les procédures judiciaires intentées par le promoteur ralentiraient le dossier. (Photo: Martin Alarie)
Nos milieux humides disparaissent
Vingt-deux pour cent des milieux humides répertoriés à Laval en zone blanche ont disparu ou ont été altérés par l'activité humaine, depuis 2004. Cette conclusion, tirée d'une évaluation sur le terrain menée par le Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, pousse l'organisme à sonner l'alarme.
Les chiffres sont inquiétants. Sur 353 milieux identifiés ¾ les 339 milieux figurant dans l’inventaire réalisé par Laval en 2004, combinés à d'autres sites identifiés par le CRE ¾ 42 ont carrément disparu au profit du développement urbain et 34 ont été altérés. Sur le lot des milieux éliminés, 12 l'ont été sans l'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP).

Les chiffres avancés par le CRE Laval sont le résultat d’un travail de reconnaissance effectué sur le terrain entre l’automne 2004 et l’automne 2005, par le biologiste Richard Pelletier. Les données ont été révisées, au cours des dernières semaines, à la lumière d’informations obtenues du MDDEP.

La rareté de ces habitats en milieu urbain augmente le degré d'urgence de la situation. «L'ensemble de ces milieux humides n'équivaut qu'à 1% du territoire de Laval», qui compte 25 000 ha, souligne Guy Garand, directeur du CRE Laval. Pendant que les pelles ont raison de ces écosystèmes, Laval fait attendre l'adoption de sa politique de protection des milieux humides, promise depuis 2004. «Est-ce que c'est voulu?» demande M. Garand.

À l'hôtel de ville, on a décliné l'invitation à commenter les résultats du CRE. «Ce ne sont pas des données officielles, nous ne connaissons pas la méthodologie», a fait remarquer Pierre Desjardins, du cabinet du maire Gilles Vaillancourt.
Laval peu en contrôle
Ces statistiques ne font pas de distinction selon la qualité des milieux humides touchés. Mais le maire de Laval assurait, dès septembre 2004, que les milieux d'importance seraient conservés et qu'il y aurait compensation pour les milieux humides de valeur faible.
La municipalité dévoilait à l'époque les résultats de son étude environnementale sur les milieux humides lavallois. Elle créait également un fonds environnemental visant à compenser la disparition de certains milieux humides jugés moins importants et à annuler les impacts de cette perte. Une forme de compensation par l’échange de terrains était également envisagée.

Deux ans et demi plus tard, en l'absence d'un cadre précis décrivant les mécanismes de compensation, la Ville ne contrôle pas grand chose, semble-t-il. «S'il y a destruction d'un milieu humide, le promoteur doit communiquer avec le ministère [MDDEP] pour obtenir son certificat d'autorisation», explique le porte-parole de la Ville, Jean-Claude Beaudry. La décision de compenser ou non est prise après des négociations «qui se font principalement avec le ministère», ajoute-t-il.
0$ au fonds vert
À ce jour, le ministère n'a pas demandé de compensations financières, selon M. Beaudry. Deux dossiers sont toutefois examinés actuellement par le MDDEP. Quant aux compensations par échanges de terrains, «on n'a pas de statistiques précises à ce sujet», indique le porte-parole. Une vingtaine d'échanges auraient eu lieu depuis 2004, notamment pour compenser des pertes au marais Saint-Elzéar et au Bois de la Source, à Fabreville.
Touchés par le développement 1
Total milieux humides en zone blanche: 353 (331,2 ha)

Disparus depuis 2004: 42 (12% - 15,5 ha)

Altérés: 34 (10%)

Total touchés (altérés et disparus): 76 (22%)

Disparus sans autorisation: 12 (3% - 6,7 ha)



1 Pour les 34 milieux altérés, les superficies détruites n’ont pas été comptabilisées. La superficie totale disparue est donc plus élevée que 15,5 ha.

(Source: CRE Laval)

(Photo: Martin Alarie)

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Steve Vézina

Commentaire mis en ligne le 29 janvier 2007
Bonjour!!

Mon commentaire face à ce sujet est la suivante,cela ne me surprend pas car Le maire Vaillancourt se fou royalement de sa ville,lui tout ce qu'il veut s'est développer pour collecter le plus de taxes possible,il ne soucie
pas du bien-être de sa ville.Cela va ressembler beaucoup à Montréal.

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