À côté du Méga centre d'Auteuil, des milieux humides sacrifiés. «On n'a aucune idée des compensations», déplore Richard Pelletier, biologiste au CRE Laval.
(Photo: Martin Alarie)
Perte nette?
À la jonction des autoroutes 19 et 440, là où plusieurs milieux humides régnaient autrefois, il n'y a plus qu'un bassin de rétention artificiel clôturé, qui jouxte le Méga centre 440.
En général, la canalisation des cours d'eaux et la disparition des végétaux diminue la capacité de rétention, d'épuration et de filtration des eaux, explique Richard Pelletier, biologiste au Conseil régional de l'Environnement (CRE) de Laval. À l'hôtel de Ville, le maire a évoqué à plusieurs occasions le principe d'aucune perte nette, selon lequel tous les milieux humides touchés seront conservés ou compensés, selon leur qualité écologique. On ne tient toutefois pas de statistiques précises quant aux compensations et les mécanisme qui les régissent restent obscurs. Pour avoir l'heure juste, il faudra attendre l'adoption de la politique de protection et de mise en valeur des milieux humides, actuellement en préparation.