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Combien d'écoterritoires?

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 4 février 2007 à 13:49
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Combien d'écoterritoires?
À Auteuil, un boisé qui devrait être conservé, selon le MDDEP. La coupe d'arbre, qui a eu lieu il y a quelques jours, est légale dans ce secteur zoné agricole, affirme-t-on à la Ville. Martin Alarie
Combien d'écoterritoires?
La grille d'évaluation des milieux humides lavallois n'est pas le seul objet de désaccord entre la Ville et le ministère de l'Environnement. Selon un document de travail émis par ce dernier en 2005, une trentaine d'écoterritoires mériteraient d'être protégés, alors que Laval en vise 13.
D’une façon globale, le ministère dit tout de même s'entendre avec la Ville sur les espaces verts à protéger. «Les 13 [territoires écosystémiques de Laval] sont en général plus grands, et peuvent intégrer une bonne partie des 30 [terrritoires identifiés par le gouvernement]», assure Jean Rivet, directeur régional du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP). Les deux parties convergeraient vers une grille d'évaluation commune pour les milieux humides qui s'y trouvent.
Divergences
«Il y a certaines divergences de vues entre le MDDEP et Laval au sujet des milieux humides plus isolés, en dehors des territoires écosystémiques, explique M. Rivet. Dans ces cas-là, on va appliquer nos nouveaux critères.»
Les nouveaux critères établis récemment par Québec visent à simplifier la marche à suivre pour obtenir un permis de développer dans un milieu humide. L’autorisation est accordée plus ou moins facilement, selon la superficie, les liens avec un cours d’eau et la présence d’espèces menacées ou vulnérables.
Conservation?
Sur la base de la trentaine de milieux naturels visés par le ministère, ce dernier a élaboré un scénario préliminaire de conservation. Selon ce scénario, il serait «souhaitable» que 8,7% du territoire lavallois fasse l'objet d'un statut légal de conservation reconnu. Le niveau «recommandé» est 4,9%. Seulement 0,5% de la superficie de Laval bénéficie d'une telle protection.

«Dans beaucoup de pays, on dépasse le 12% [préconisé par] l'Union de la conservation de la nature, fait observer le directeur du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Laval, Guy Garand. La tendance, dans plusieurs états américains et dans l'Ouest Canadien, c'est 16%».

L'idée d'un statut légal de conservation pour les milieux naturels ne fait pas partie de la culture lavalloise. «La seule protection, c'est de les acquérir», a indiqué André Boileau, vice-président du comité exécutif de la Ville et responsable des dossiers environnementaux, l'automne dernier.

«Quand une ville sauve un milieu humide ou un espace vert, il devrait y avoir un statut pour assurer sa pérennité», estime M. Garand. Une seule «affectation de conservation», ne suffit pas, selon lui. «Ça, c'est comme un zonage parc. Ça vaut ce que ça vaut. Si on change d'administration municipale, on peut toujours dézoner, fait-il valoir. Nous, on veut un statut de conservation légal, avec acte notarié et servitude», comme c'est le cas pour l'archipel du Mitan, au sud-est de l'île Jésus, qui a récemment obtenu le statut de réserve naturelle du gouvernement québécois.

(Photo: coupe d'arbres)

Martin Alarie

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