En 2005, 30 % des entreprises de 5 employés et plus ont créé de l'emploi, soit l'équivalent de 7500 embauches additionnelles.
Près du tiers des employeurs ont créé de l’emploi en 2005
7500 embauches additionnelles
Le développement économique régional passe d’abord et avant tout par l’expansion des sociétés déjà implantées dans l’île, révèle chaque année le bilan des investissements industriels que trace l’organisme Laval Technopole.
Un constat renforcé par la plus récente enquête biennale menée auprès de 1732 entreprises lavalloises comptant cinq employés et plus. Par extrapolation, cette vaste étude permet d’établir que les 3721 sociétés recensées ont créé en 2005 pas moins de 7500 nouveaux emplois. À Laval, on évalue à 120 000 le nombre de personnes en emploi, incluant les entreprises de moins de cinq employés.
En dents de scie
Parmi les établissements de cinq employés et plus, on note toutefois que la progression des embauches additionnelles évolue en dents de scie depuis la fin des années 90. C’est ainsi que les enquêtes de 1998, 2000, 2002 et 2004 démontraient que 40 %, 33 %, 44 % et 32 % des entreprises lavalloises avaient, l’année précédente, gonflé leurs effectifs. L’an dernier, elles étaient 30 % à le faire.
La grande entreprise a créé des nouveaux postes dans une proportion de 53 %; un peu moins de la moitié (46 %) des entreprises de 50 à 99 employés ont généré de l’emploi, tandis que seulement 28 % de celles de moins de 50 travailleurs ont créé de l’emploi.
Exigences peu élevées
Sept embauches additionnelles sur dix (72 %) exigeaient un diplôme d’études secondaires ou moins, dont 30% d'entre elles ne nécessitaient aucune formation. Dans le reste des cas, soit dans moins de trois cas sur dix, un niveau collégial ou universitaire était requis.
Les exigences sont aussi peu élevées en matière d’expérience, puisqu’une embauche sur deux (47 %) n’en tenait aucunement compte. Et lorsqu’une expérience de travail était exigée, la barre était fixée à trois ans ou moins… six fois sur dix!
Qualités
Les qualités personnelles comme l’autonomie et la ponctualité constituent les principales compétences spécifiques recherchées par 90 % des employeurs lorsque vient le temps d’engager. La flexibilité au chapitre de l’horaire (62 %) et les aptitudes techniques (46 %) comme la capacité d’enseigner, précise-t-on, sont également valorisées. Par ailleurs, le bilinguisme (38 %) et le fait de posséder une voiture (23 %) sont aux yeux des employeurs plus importants que la possession d’une attestation ou d’une carte de compétence (21 %).
Compétences
Les compétences personnelles (48 %) et interpersonnelles (26 %) sont parmi les compétences les plus souvent recherchées des employeurs. Ces derniers accordent une importance relative aux compétences techniques, qu’elles soient spécifiques (17 %) ou liées à l’informatique ou la bureautique (11 %).
L’enquête dont il est ici question a été réalisée pour le compte de Laval Technopole, d’Emploi-Québec et de Service Canada afin de dresser un juste portrait de la réalité régionale du marché du travail.