Dans son discours, Mario Dumont a fait le bilan du gouvernement Charest et il a proposé d'adopter une Constitution pour le Québec afin d'affirmer les valeurs communes des Québécois. (Photo: Maya)
Le début de la campagne électorale?
Mario Dumont veut un débat sur les accommodements raisonnables
À voir la fougue et le ton de Mario Dumont, mardi soir, lors de son discours au moment de l'investiture de François Gaudreau dans la circonscription de Vimont, la campagne électorale est proche, si elle n'est pas déjà commencée.
En point de presse, les journalistes lui ont demandé s'il croyait à la rumeur voulant que les élections provinciales aient lieu le 26 mars, il a répondu oui. Il a d'ailleurs souligné que les choses s'accélèrent au niveau de la logistique, notamment en ce qui concerne le choix des candidats.
Après avoir donné son appui au candidat de Vimont, M. Dumont a tracé un bilan peu flatteur du gouvernement libéral. «Ce gouvernement est au bout du rouleau, il n'a plus de projets, plus d'idées. Si la dernière session a été moins mauvaise c'est parce que les libéraux n'ont rien fait, ils n'ont donc pas fait de gaffes», a-t-il lancé.
Critiquant le bilan économique de l'administration Charest, le chef de l'ADQ a souligné qu'il y a un ménage des finances publiques à faire. «Il faut être convaincu que le peuple du Québec est assez mature pour lui présenter les vrais chiffres, le vrai portrait afin de prendre les vraies décisions», dit-il.
Accommodements raisonnables
Alors que les autres chefs de parti évitent de se prononcer dans le dossier des accommodements raisonnables, Mario Dumont n'a pas hésité à donner sa vision des choses. «Si des municipalités votent des règlements, c'est qu'elles réagissent à un vide», a-t-il soutenu.
Tout en promettant des solutions, M. Dumont a souligné que tous les citoyens du Québec sont des Québécois, qu'ils font partie à part entière de la société et qu'ils sont tous sur un pied d'égalité. Il a cependant réaffirmé les valeurs de libertés d'expression et l'égalité entre les hommes et les femmes.
Selon le député de Rivière-du-Loup, l'affirmation de l'identité québécoise passe par l'adoption d'une Constitution pour la province. «La Constitution serait une protection de nos valeurs communes comme la loi 101 l'a été pour la langue», a-t-il comparé.
À ceux qui refusent de parler de ce dossier par crainte de diviser la population, Mario Dumont répond: «Ce qui divise et choque, ce sont les passe-droits dans les services publics. Avoir une règle commune bien établie et bien définie c'est ce qui unit ».