Hannibal Lecter: Les origines du mal
Des traumatismes qu’il a vécus durant la seconde guerre mondiale à ses études en médecine, le parcours qui mène Hannibal Lecter sur la voie du mal est riche en atrocités. Devenu adulte, le jeune homme se lancera à la recherche de ceux qui ont fait de lui le monstre qu’il est aujourd’hui…
On n’attendait rien de moins de Hannibal Lecter: Les origines du mal, qu’il réhabilite une franchise qui vacillait depuis de nombreuses années. Lourde tâche pour un réalisateur dont les principales œuvres ont été jusqu’ici télévisuelles. Tâche plus lourde encore pour un acteur de 22 ans devant marcher dans les pas d'Anthony Hopkins, oscarisé pour le même rôle en 1990.
Ce ne sera une surprise pour personne: la barre s’avère trop haute. Non seulement réalisateur et acteurs peinent à faire oublier l’œuvre originale, mais pire encore, le scénario est étrangement simpliste: une énième victime se lançant à la poursuite de ses agresseurs afin de se faire justice. Et même si l’on garde en tête que le jeune Hannibal en est à ses premiers méfaits, on a peine à croire qu’il manque autant d’imagination. Chaque giclée de sang devient ici tout à fait gratuite et n’a plus rien de sordide.
Mais l’ultime question demeure la suivante: lever le voile sur le passé de Lecter ne contribue-t-il pas à le rendre moins monstrueux? À le rendre plus humain? Répondre par l’affirmative est admettre que l’on démystifie le personnage… et dans le cas de Lecter, c’est loin d’être une bonne chose.
Hannibal Lecter: Les origines du mal (Hannibal Rising) – États-Unis / France / Royaume-Uni, 2007 – de Peter Webber avec Gaspard Ulliel et Gong Li. (117 minutes) 5/10
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