Ma Fille, mon ange
Après avoir vu sa propre fille sur un site Internet annoncer qu’elle sera la vedette d’une prestation XXX dans quatre jours, un père fera tout ce qui est en son pouvoir pour l’empêcher de passer à l’action. Mais quand un homme lié à la «nouvelle carrière» de Nathalie est retrouvé sans vie, les choses se compliquent pour celle-ci et son père…
Le sujet est d’actualité, les têtes d’affiche (Michel Côté et Karine Vanasse) sont attrayantes: il n’en fallait pas moins pour que le film se hisse au sommet du box-office québécois. Amassant plus de 750 000$ à son premier week-end, Ma fille, mon ange a même réussi à se classer dans le top 20 nord-américain.
Il faut dire que le film était fort attendu. Quant à savoir s’il répond à toutes les attentes, c’est une autre histoire. Si Côté et Vanasse défendent bien leur rôle, on les sent tout de même sous exploités dans des personnages qui auraient gagné à être un peu plus nuancés. Qu’à cela ne tienne; malgré certaines faiblesses scénaristiques, le réalisateur Alexis Durand-Brault arrive à faire passer l’essentiel de son message.
À ce sujet, on se surprend de la décision de la Régie du Cinéma qui a restreint le film aux 16 ans et plus. L’un des arguments : «la peinture qu'on y fait du milieu de la pornographie est plus attrayante que sordide et le fait de danser nu ou de jouer dans un film porno y est plutôt banalisé.» De plus, il est tout à fait réfutable quand on songe à l’interrogatoire du personnage de Nathalie par le policier; ce dernier alléguant que l’hypersexualisation des jeunes filles est justement causé par la présence de fille comme elle sur le Net.
Enfin, sans être un chef-d’œuvre absolu, Ma fille mon ange se laisse tout de même regarder et demeure tout à fait recommandable… aux 16 ans et plus!
Ma Fille, mon ange – Québec, 2007 – de Alexis Durand-Brault avec Michel Côté et Karine Vanasse. (86 minutes) 7/10
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