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PQ: priorité éducation

Du CPE à la formation continue

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 2 mars 2007 à 13:54
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PQ: priorité éducation
Les candidats péquistes de Laval, Marc Demers, Marie-France Charbonneau, Guy Lachapelle, Maud Delangis et Joëlle Quérin, ont présenté leurs engagements en éducation. (Photo: Martin Alarie)
PQ: priorité éducation
Du CPE à la formation continue
Lors de leur conseil national, la fin de semaine dernière, le Parti québécois a annoncé que l'éducation est sa priorité. Jeudi midi, les candidats de Laval ont donné plus de détails.
Quand les péquistes parlent d'éducation, ils en traitent au sens large, englobant la petite enfance et la formation continue. Dans sa plateforme, le parti d'André Boisclair prévoit dépenser 1,1 milliard de dollars dans ce secteur.

Marie-France Charbonneau, candidate dans Vimont, indique que son parti prévoit créer 1500 places dans les CPE de Laval et doter la région d'un guichet unique. Elle croit qu'il faut améliorer la flexibilité des horaires des CPE.

Les péquistes dressent un bilan positif de la réforme scolaire. La modification qu'ils apporteront concerne les bulletins. «Il faut évaluer le niveau des connaissances. Les parents doivent savoir où est rendu leur enfant et où ils doivent intervenir en appoint», déclare Mme Charbonneau.
En entreprise
En francisation, Maud Delangis, qui se présente dans le comté de Mille-Îles, veut une revitalisation des programmes. Elle constate que le Conseil régional des partenaires du travail de Laval a mis en place un programme en milieu de travail, mais elle regrette que les travailleurs et les employeurs n'aient pas d'incitatif à y participer.

En matière de formation continue, la candidate estime que la décision du gouvernement Charest de soustraire les entreprises avec une masse salariale de moins d'un million de dollars de la Loi favorisant le développement et la formation de la main-d'œuvre a été catastrophique. Mme Delangis considère que cette décision rend les PME plus sensibles aux soubresauts économiques.
Lutte au décrochage
Avec des taux de décrochage plus élevé que la moyenne québécoise, la candidate de Chomedey, Joëlle Quérin, craint que les jeunes qui quittent l'école rejoignent les rangs des 15% à 20% de Québécois ayant de la difficulté à lire et à écrire. «Il faut lutter contre les déterminants qui mènent au décrochage telle que la pauvreté», dit-elle.

Marc Demers, qui se présente dans Laval-des-Rapides, considère que l'éducation est un investissement. «On voit des conséquences bénéfiques dans le secteur de la santé et dans le système de justice», estime l'ancien policier.
Frais de scolarité
Questionné sur le gel des frais de scolarité, le candidat de Fabre, Guy Lachapelle, a mentionné que cette décision n'empêchait pas la hausse des frais afférents. Le professeur de l'Université Concordia a souligné que les recteurs demandent un investissement dans les infrastructures. «Ils veulent les moyens d'investir dans les nouvelles technologies», dit-il en ajoutant que les universités doivent collaborer avec les entreprises privées.

Quand on lui fait remarquer que la marche pourrait être haute le jour où on dégèlera les frais de scolarité, il s'est avancé en disant qu'ils devront être indexés. Sentant cette contradiction le mener sur un terrain glissant, il a réitéré l'engagement d'un gel pour quatre ans. Il a rappelé le taux d'endettement des autres étudiants canadiens.

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