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Les grands honneurs pour Lucie Tremblay

par Catherine Berthiaume
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Article mis en ligne le 29 avril 2007 à 8:30
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Les grands honneurs pour Lucie Tremblay
C'est en Louisiane que la directrice des soins infirmiers Lucie Tremblay a reçu sa plaque honorifique pour la reconnaissance de son savoir-faire. (Photo: Martin Alarie)
Les grands honneurs pour Lucie Tremblay
La Lavalloise Lucie Tremblay a remporté la distinction de Professionnelle de l'année, décernée pour la première fois à un Canadien par l'Association of Jewish Aging Services(AJAS) of North America, pour son travail auprès du Centre gériatrique Maimonides de Montréal.
La cérémonie a pris place en Nouvelle-Orléans en mars dernier. Cette récompense vise à reconnaître le travail d'une personne, reflétant les normes les plus élevées en matière de savoir-faire professionnel, au sens du leadership exceptionnel et fort respectée par le personnel, les résidents et leurs familles.

«J'ai de la difficulté à recevoir ces honneurs pour moi toute seule. Je me considère comme une chef d'orchestre qui dirige d'excellents musiciens», mentionne celle qui est à la tête de plus de 500 employés depuis neuf ans, à titre de directrice de soins infirmiers.
L'appel
Celle qui a vécu toute sa vie à Laval s'est tournée vers les sciences infirmières au Collège Montmorency, ne sachant pas en quoi étudier. «J'ai eu la piqûre tout de suite, tant pour les soins infirmiers que pour la gériatrie. Je dispense moins de soins maintenant, mais je ne pourrais me passer du contact direct avec les gens et leurs familles», dit-elle.
Son équipe a entre autres mis sur pied des programmes de réduction de moyens de contention et de réduction des chutes.
Comprendre la vieillesse.
«Les résidents du Centre souffrent presque tous d'Alzheimer. On a mis en place une biographie à l'usage de chacun d'eux, devenu un outil de travail incontournable pour les employés du Centre. Ça nous aide à intervenir plus humainement», précise la récipiendaire. Les résidents ont en moyenne 86 ans et y séjournent durant trois ans.
Elle cite en exemple, cette dame hongroise qui criait toujours. «En fait, on a compris qu'elle récitait des poèmes. C'était une écrivaine. Son fils a confié que toute petite, elle allait à l'opéra. Depuis lors, lorsqu'elle connaît des périodes plus agitées, les infirmiers lui font entendre sa musique, ce qui a pour effet immédiat de la calmer», précise Mme Tremblay.
Peur de vieillir
«Non, je n'ai pas peur de vieillir, c'est un objectif, confie la dame de 43 ans. La vieillesse m'a toujours impressionné. Plus jeune, à Auteuil, nous avions un voisin fermier âgé, au visage buriné par le soleil et le vent. Je le trouvais tellement beau!», lance-t-elle.
Pour celle qui enseigne son savoir à des étudiants pour l'université de Sherbrooke, la retraite peut attendre. «Tout reste à faire en gériatrie. Il faut faire preuve de créativité!»

Le Centre gériatrique Maimonides, situé à Côte St-Luc à Montréal offre ressources intermédiaires, résidences d'accueil, et soins de répit et de longue durée à plus de 500 personnes.

PHOTO DIGITALE Lucie Tremblay

(Photo: Martin Alarie)

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