La nanotechnologie: l’industrie du futur
Reposant sur la manipulation de la matière à l’échelle atomique et moléculaire, la nanotechnologie est appelée à révolutionner tous les secteurs d'activités industrielles.
NanoQuébec soutient que les nouveaux produits, procédés et services issus de cette science du futur auront un impact majeur tant sur nos modes de vie, la croissance économique, la création d'entreprises, la revitalisation des industries existantes que sur la résolution des problèmes sociaux.
Creuset d’influences
Les nanosciences constituent le creuset de l’économie du savoir où convergent les chercheurs de disciplines scientifiques aussi variées que la physique, la chimie, l’ingénierie, la biotechnologie et la médecine.
Ces cerveaux, explique l’organisme chargé de la promotion de la nanotechnologie, combinent leur expertise afin de concevoir de nouvelles solutions à de multiples problématiques. «Cette diversité de l’expertise et des champs d’application est la caractéristique la plus frappante du monde des nanotechnologies, ce qui en fait une des voies les plus prometteuses de développement et de commercialisation de nouvelles applications intégrées de la science et
de la technologie», peut-on lire dans un rapport conjointement préparé avec Montréal International.
Montagne de fric
Les retombées économiques sont évidemment exponentielles.
Selon une étude publiée par Lux Research en 2004, la taille du marché qui sera accessible aux nanotechnologies en 2014 est estimée à 2 600 milliards de dollars américains. La moitié de cette montagne de fric serait attribuable au secteur de l’électronique et des technologies de l’information, alors que 16 % émergerait du secteur de la santé et des sciences de la vie.
Enfin, bien que le développement des nanotechnologies relève encore en grande partie de la recherche fondamentale, les spécialistes affirment que la transition vers la commercialisation est bel et bien entamée. On en donne pour preuve les 13 milliards de dollars américains que les nanotechnologies ont générés en 2004.