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L'Ontario doit réduire les impôts des entreprises, répète Jim Flaherty

Presse Canadienne Article mis en ligne le 24 mars 2008 à 0:00
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TORONTO - A 24 heures du dépôt du budget de l'Ontario, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, s'est à nouveau mêlé de politique ontarienne pour inciter la province à réduire les impôts des sociétés, et ainsi stimuler l'économie canadienne en déclin.
Trop tard, a rétorqué son homologue libéral, Dwight Duncan, qui a qualifié l'intervention de M. Flaherty d'astuce partisane.
En conférence de presse, lundi, le ministre fédéral a soutenu que le gouvernement libéral ontarien avait suffisamment de temps pour tenir compte de son avis et pour modifier son projet de loi budgétaire avant le vote final - vraisemblablement dans plusieurs semaines.
Le premier ministre Dalton McGuinty a une "occasion en or" d'abaisser l'imposition des sociétés et de stimuler le "moteur" de l'économie canadienne, a dit M. Flaherty. A défaut de quoi, a-t-il soutenu une fois de plus, l'Ontario pourrait devenir avec le temps une province pauvre, à laquelle il faudrait verser des paiements de péréquation.
Ce n'est pas la première fois que M. Flaherty prodigue ses conseils à M. McGuinty et à son ministre des Finances. Il le fait depuis plusieurs semaines, dans le cadre d'allocutions publiques prononcées à travers le pays.
Le Canada connaît actuellement une croissance au ralenti, a dit M. Flaherty. Or l'Ontario est le "coeur manufacturier du Canada", a ajouté M. Flaherty, lui-même ex-ministre des Finances de l'Ontario, dans son bureau de Toronto - à quelques coins de rue de Queen's Park. Mais les énormes hausses de dépenses de M. McGuinty, ainsi que le lourd fardeau fiscal des sociétés, ont dissuadé les entreprises d'investir dans la province, selon M. Flaherty.
MM. McGuinty et Duncan ont tous deux rejeté les conseils de M. Flaherty en disant que les investissements directs, sous formes de prêts ou de subventions aux manufacturiers, sont une meilleure option, surtout pour des compagnies en difficulté qui ne font pas de profits - et ne pourraient donc pas payer d'impôts.
Les baisses d'impôts du précédent gouvernement conservateur ontarien, au sein duquel M. Flaherty a occupé divers postes, ont mené à des fermetures d'écoles et d'hôpitaux, et à un manque d'inspecteurs en qualité de l'eau, a prévenu M. Duncan.
Le leader du Nouveau Parti démocratique ontarien, Howard Hampton, a déclaré lundi que les deux niveaux de gouvernement s'accusent mutuellement tout en évitant d'agir concrètement afin d'enrayer la perte de près de 200 000 bons emplois, bien rémunérés, dans le secteur manufacturier au cours des quatre dernières années.
Le leader conservateur ontarien, John Tory, a justifié les attaques de M. Flaherty contre le gouvernement libéral provincial en disant que le ministre fédéral est vraiment préoccupé par l'état de l'économie ontarienne et son impact sur le reste du Canada.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne
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