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N.-B.: la réforme fiscale aurait un impact dévastateur, selon une experte

Presse Canadienne Article mis en ligne le 11 août 2008 à 23:00
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FREDERICTON - Le projet de réforme de la fiscalité du gouvernement du Nouveau-Brunswick aurait un impact dévastateur sur les gagne-petit et élargirait l'écart salarial entre hommes et femmes, selon une experte en fiscalité.
Kathleen Lahey, qui enseigne le droit à l'université Queens, en Ontario, affirme que le plan libéral qui vise à déplacer le fardeau fiscal en favorisant les taxes à la consommation, plutôt que sur l'impôt sur le revenu, aura des effets imprévus. Elle conteste l'idée selon laquelle la création d'un "paradis fiscal" au Nouveau-Brunswick stimulera le développement économique et attirera des investissements de l'extérieur de la province.
Ce sera "dévastateur" pour une grosse proportion de la population, a soutenu Mme Lahey mardi, après avoir prononcé un discours parrainé par le Conseil consultatif sur la condition de la femme.
En juin dernier, le gouvernement a dévoilé différentes hypothèses de réforme, allant d'un taux unique d'imposition de 10 pour cent à l'abaissement du taux général d'imposition des entreprises, qui passerait de 13 à peut-être 5 pour cent. Selon les libéraux, cela pourrait se traduire par des réductions des impôts sur les revenus des particuliers et des sociétés pouvant atteindre 500 millions $ par an. Leur document de travail mentionne qu'une nouvelle taxe sur le carbone et une hausse de la taxe de vente harmonisée produiraient, en échange, des revenus d'environ 350 millions $ par an.
Selon Mme Lahey, l'idée d'un impôt généralisé de 10 pour cent, notamment, profiterait aux contribuables à revenus élevés, et serait nettement moins avantageuse pour les personnes à faibles revenus. L'universitaire est d'avis que le plan transférera une grande partie de l'assiette fiscale sur les épaules de ceux qui gagnent moins de 35 000 $ - une fourchette d'imposition occupée surtout par les femmes.
D'après Mme Lahey, 40 pour cent des Néo-Brunswickoises ne paient déjà pas d'impôt fédéral ou provincial, leur revenu étant trop faible. Les crédits d'impôt proposés à l'intention des gens à faibles revenus ne contribueraient pas non plus à réduire la disparité hommes-femmes, dit-elle.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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