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Les besoins sont grands, les ressources limitées

Le viaduc de la Concorde attendait son tour sur la liste des ponts prioritaires

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 4 mai 2007 à 0:02
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Les besoins sont grands, les ressources limitées
Le viaduc de la Concorde attendait son tour sur la liste des ponts prioritaires
«Si ce pont-là avait montré des signes de faiblesse, il est évident qu’on l’aurait monté dans la programmation», a assuré Gilbert Bossé, responsable des structures à la direction de Laval-Mille-Îles du ministère des Transports. C’est une question de ressources, a-t-il souligné à plusieurs reprises jeudi à Montréal.
Des signes de faiblesse inquiétants, M. Bossé ne semble pas en avoir relevé sur la structure du viaduc avant le 17 juin 2004. C’est l’inspection effectuée ce jour-là qui l’incite à faire une demande d’assistance formelle au chef du service de l’entretien du ministère. C’est sa note de service que le chef de l’Action Démocratique du Québec, Mario Dumont, a brandie le soir du débat électoral, devant les caméras.
Interprétation difficile
Lors des inspections précédentes qu’il a effectuées à partir de 1995, rien, selon lui, ne méritait qu’on ne s’inquiète outre mesure. L’examen des rapports d’inspection de 1995 à 2003 avec la procureure adjointe de la Commission, Marie Cossette, a cependant fait ressortir la difficulté d’interpréter le système de cotes établi par le ministère.
Aidée par les commentaires et les indications de Gilbert Bossé, Me Cossette est tout de même arrivée à brosser un portrait récapitulatif de l’état du viaduc: joint non-étanche et obstrué, réparation antérieure de béton douteuse, fissures, taches d’efflorescence, béton très désagrégé…

À cela s’ajoute la difficulté d’accès aux assises — sous le point de rupture de septembre dernier — dont l’état se détériore sensiblement entre 1995 et 1999. L’interprétation de M. Bossé, à l’époque, se limitait au manque d’étanchéité du joint, qui était selon lui responsable de la désagrégation du béton à cet endroit.

Le ministère procède à un examen sommaire à tous les ans et à une inspection générale à tous les trois ans, a expliqué l’inténieur. 262 structures se trouvent sur le territoire de la direction de Laval-Mille-Îles. Entre 50 et 60 ouvrages font continuellement partie d’une liste de priorité d’intervention qui peut être révisée selon l’évolution des diagnostics posés.
Relâche
M. Bossé est le dernier témoin entendu par la Commission Johnson avant la suspension des audiences publiques pour une semaine. Elles reprendront le 15 mai. À venir: la suite du témoignage de Gilbert Bossé, celui de Claude Leclerc, de la direction des structures de Transports Québec, et celui d’employés de Ville de Laval.

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