Une publicité de la discothèque l'Existenz de Laval est au cœur d'une controverse.
(Photo: Martin Alarie)
Une publicité au cœur d'une controverse
Des groupes pour le droit des femmes s'insurgent contre la promotion d'une discothèque
La publicité d'une fête dans un établissement de Laval qui incite les jeunes filles à se vêtir d'une mini-jupe pour obtenir un rabais sur l'entrée a choqué quelques groupes militant pour le droit des femmes, qui ont contacté le Courrier Laval.
«Absolute Madness, vendredi 11 mai, 8h PM à 2hAM, entrée 10 $, 5 $ pour les filles en mini-jupes.» Voilà une partie du contenu de la publicité d'un événement prévu dans la discothèque Existenz, dont la clientèle est âgée de 14 ans et plus.
Réuni mardi soir, le Comité lavallois contre la publicité sexiste n'a pas manqué de réagir à cette publicité, qualifiée d'inacceptable par ses membres.
«Ce qui choque, c'est que ça vise les jeunes filles, mais ça ne serait pas plus acceptable si ça visait les adultes, analyse Josée Blanchette, l'une des membres du comité qui est chapeauté par le Centre des femmes de Laval. Les hommes paient le prix d'entrée pour aller voir des filles en mini-jupes. Leur donner un rabais leur apprend que leur corps est monnayable.»
Selon Mme Blanchette, les filles moins fortunées doivent assumer les conséquences de ce genre de stratégie de marketing, aussi utilisée par beaucoup d'autres endroits que l'Existenz.
«Certaines filles n'exhiberaient jamais leur corps en temps normal, mais pour sauver de l'argent, elles n'en auront pas le choix. C'est absurde comme promotion et il importe qu'elle soit dénoncée, autant par les adultes que par les jeunes», lance-t-elle.
«C'est du proxénétisme légal, poursuit Mme Blanchette. C'est rendu fréquent que les propriétaires d'établissements tirent un profit en utilisant le corps des femmes.»
Déplorable
Le Comité lavallois contre la publicité sexiste n'a pas été la seule organisation à réagir à cette publicité.
À la Table de concertation de Laval en condition féminine, on s'est fortement insurgé de cette promotion, que l'on qualifie de sexiste.
«C'est à cet âge bien précis que les filles tentent de se forger une identité, et leur apprendre qu'il est possible de vendre leur corps n'est en aucun cas un beau modèle pour elles, estime Marie-Ève Surprenant, coordonnatrice de la Table. Encore une fois, on applique un clivage entre les filles jugées sexy et les autres.»
«Il faut réagir, avance quant à elle Josée Talbot, du Centre Défi-Jeunesse de Saint-François. De notre côté, nous conserverons cette publicité et nous nous en servirons pour nos ateliers de discussion avec les jeunes. Ils doivent réaliser que la prostitution peut se faire sous plusieurs formes.»
Les propriétaires de l'Existenz ont préféré ne pas commenter la nouvelle. La Police de Laval a toutefois mentionné qu'aucun incident n'a été répertorié à l'intérieur de l'établissement depuis son ouverture.
étrange...
christian dupireArticle mis en ligne le 5 juillet 2007
Dans les 80's une boite faisait demi tarif pour une fille en mini... ("le zèbre à carreaux" dépt 59)
et personne en s'en offusquait!...
Mais le féminisme pudibond... et honteux de sa jupe courte est passé par là!...
http://minijupe.maxitabou1.site.voila.fr