Encore trop de personnes handicapées de Laval ne réussissent pas à entrer sur le marché du travail.
(Photo: Martin Alarie)
51 % des personnes handicapées de Laval sont inactives
Les personnes handicapées de Laval réclament une meilleure accessibilité au marché du travail. Normal, puisque les statistiques démontrent que plus de la moitié d'entre elles sont toujours inactives, la plupart étant sur l'assistance emploi.
Les chiffres de l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHA) concernant le taux de placement à Laval sont éloquents.
Le dernier recensement, qui remonte à 2002, démontre que 51 % des personnes ayant une incapacité et qui sont en âge de travailler sont toujours inactives.
Parmi elles, 54 % se considèrent comme totalement incapables d'occuper un emploi. C'est donc dire que 46 % d'entre elles pourraient travailler, mais n'ont toujours pas réussi à se dénicher de travail.
«C'est bouleversant, relate Josée Massicotte, agente de liaison à la Corporation personnes handicapées et de travail de Laval (CPHTL). Ces personnes ne demandent rien de mieux que d'offrir leurs services à une entreprise, mais encore trop peu d'employeurs y sont sensibles. Alors elles se retrouvent souvent sur l'assistance sociale.»
«Il y a plusieurs types d'emplois que ces personnes pourraient occuper, tout dépendant du type d'handicap dont elles souffrent, poursuit-elle. Il existe aussi des subventions pour compenser leur productivité. Il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire de ce côté.»
Documentaire
Pour que son message se fasse connaître, la CPHTL a lancé, la semaine dernière, un documentaire de 30 minutes expliquant le parcours vers le marché de l'emploi de personnes vivant avec une limitation.
Et si vous étiez notre handicap! présente notamment quelques histoires à succès, des témoignages d'employeurs et de personnes handicapées, et présente des moyens et des services offerts aux employeurs et aux employés.
La vidéo, qu'on projette d'adapter en langage des signes et de sous-titrer en anglais, sera distribuée dans plusieurs centres de réadaptation et les établissements scolaires de Laval.
«Nous avons fait attention pour que le documentaire ne soit pas qu'à saveur lavalloise, raconte Josée Massicotte. Nous espérons qu'il se répandra à travers la province, car on retrouve la même problématique un peu partout.»