Robert Savard (Photo: Martin Alarie)
De nouveaux sentiers bientôt?
Détruits il y a dix mois, des sentiers de la forêt au cœur du projet éducatif de l'école L'Orée-des-bois seront en voie d'être remplacés dès cette semaine, assure-t-on à la municipalité.
Mardi prochain, les grandes lignes de la réalisation et de l'échéancier seront tracées, lors d'une réunion de chantier, affirme le porte-parole de l'hôtel de ville, Jean-Claude Beaudry.
Laval a récemment obtenu un certificat d'autorisation du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs pour l'aménagement d'un lien cyclable entre la forêt et la plage Barbe, plus à l'ouest.
Plus aucun obstacle ne semble entraver la mise en marche du projet, et les moyens de pression des cols bleus ne devraient pas ralentir le processus, dit-on à la Ville.
«L'Orée-des-Maisons».
L'inscription, ajoutée au feutre sur le panneau d'entrée de la forêt qui jouxte le parc de l'école primaire, en dit long sur l'émoi qu'a causé le déboisement de l'été dernier.
Le paysage à l'entrée de L'Orée-des-bois a changé radicalement depuis l'assaut des pelles d'un promoteur sans permis d'abattage et de construction, en septembre dernier.
Cette portion du boisé, une propriété privée, était toutefois vouée au développement depuis longtemps, explique le maire Vaillancourt.
Dorénavant, la nouvelle rangée de cottages à l'ouest, dans le prolongement de la rue des Voiliers, coupe la trame verte de l'érablière reconnue comme rare par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune.
Les cours arrière de futures maisons, qui feront face à celles déjà établies, se presseront encore davantage sur le seuil du boisé, là où des blocs de pierre marquent déjà la limite des propriétés.
Une clôture
Seule une simple corde rattachée à des pieux de bois défend la forêt de la mécanique qui s'activera bientôt à ses pieds. Maintenant, il faut sauver les meubles, semble dire Robert Savard, professeur d'éducation physique à l'école L'Orée-des-bois.
«Ce qu'on veut, c'est qu'ils [la Ville] installent une clôture. Quand ils vont construire les maisons, on a peur qu'ils [l'entrepreneur] poussent la terre [dans la forêt]», dit M. Savard.
Une telle demande pourrait faire l'objet d'une analyse, si elle était formulée à la Ville, estime Jean-Claude Beaudry.
«Ce qu'on veut, c'est une clôture.»
- Robert Savard