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Courrier Laval
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Francine Charbonneau commente le taux de décrochage

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 1 juin 2007 à 18:58
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Francine Charbonneau commente le taux de décrochage
Francine Charbonneau, présidente de la Commission scolaire de Laval. (Photo: Martin Alarie)
Francine Charbonneau commente le taux de décrochage
Lorsqu'appelée à réagir sur les données dévoilées par le Forum jeunesse Laval, Francine Charbonneau, présidente de la Commission scolaire de Laval (CSDL), fait ressortir que pour l'année 2003-2004, le taux d'abandon était revenu à 28,4%, soit celui de 1999-2000.
«Parfois on retrouve un élève à la formation des adultes, mais dans les statistiques, on le compte comme n'ayant pas obtenu son diplôme», dit-elle en assurant que la CSDL fait les efforts nécessaires pour que les jeunes obtiennent leur diplôme et pour «rattraper» les décrocheurs.

Mme Charbonneau constate un lien direct entre le taux de décrochage et le taux de chômage à Laval. «Quand le taux de chômage est bas, certains jeunes sont attirés par l'attrait de la paye. Mon problème c'est qu'ils sont embauchés», dit-elle en ajoutant que la CSDL demande aux entreprises d'exiger un diplôme de secondaire 5.

«C'est également une question de société, fait-elle remarquer. On doit appuyer les jeunes pour qu'ils n'aient pas besoin d'aller sur le marché du travail.»
Anglophone vs francophone
Les différences constatées entre les commissions scolaires anglophone et francophone seraient culturelles, selon Francine Charbonneau.
«On constate ces résultats dans toutes les régions de la province, assure-t-elle. Les anglophones ont une perception différente de l'éducation alors qu'historiquement, les francophones sont une communauté de travailleurs.»
Plus d'un modèle
Pour le directeur général du Collège Montmorency, François Allard, le taux de décrochage sera toujours trop élevé. Selon lui, le secondaire et le collégial devront relever certains défis au cours des prochaines années.
«Il faut être conscient que tous n'apprennent pas de la même façon, dans un calendrier semblable», dit-il. M. Allard croit que tant qu'on proposera un seul modèle aux jeunes qu'ils quittent si cela ne leur convient pas, on se dirige dans un cul-de-sac.

La présidente de la CSDL est d'accord avec cette vision. Elle note que l'école Arthur-Buies propose un enseignement semestriel aux élèves de 16 à 18 ans qui sont des décrocheurs potentiels. «Nous leur offrons un modèle différent avant qu'il décroche», explique-t-elle en soulignant que des programmes de ce genre existent également à Leblanc et Mont-de-La Salle.

M. Allard est d'avis qu'il faut faire des propositions stimulantes aux étudiants. Il donne l'exemple des stages à l'étranger offerts par le Collège Montmorency. «Pour certains, ça les motive toute l'année. En plus d'être formateur, ils vont rester sur les bancs d'école», dit-il en étant conscient qu'il faut différents types de projets pour répondre aux besoins et aux intérêts des étudiants. (G.F.)

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