Les moins de 30 ans ont la bosse des affaires
Le taux de survie de leur société est près de deux fois supérieur à la moyenne québécoise
La fibre entrepreneuriale des jeunes lavallois n'a d'égale que leur qualité de gestionnaire et leur persévérance en affaires.
Voilà ce qui ressort du Portrait que dresse le Forum jeunesse Laval des Lavallois de 15 à 29 ans.
On apprend en effet que 85 % des 106 entreprises créées entre 2000 et 2005 via le programme Jeunes entrepreneurs du Centre local de développement (CLD) étaient toujours en opération en 2005 et que ces 90 entreprises survivantes employaient 303 personnes et totalisaient un chiffre d'affaires de 17 millions de dollars.
Taux de survie à 60 %!
Donnée intéressante: 12 des 21 entreprises fondées en 2000 avaient survécu en 2005 pour un taux de survie de 60 %.
Mise en perspective avec le taux de passage des sociétés canadienne et québécoise, cette performance est d'autant méritoire que seulement 35 % des entreprises poursuivent leurs activités cinq ans après leur création.
Si on connaissait le désir et la volonté des citoyens lavallois – et particulièrement le groupe des 18-34 ans – de créer leur propre entreprise, on sait désormais que ces hommes et ces femmes ont la bosse des affaires.
Un sondage effectué en 2005 pour le compte de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers/J.A. Bombardier de l’École des Hautes études commerciales avait placé Laval, ex-aequo avec le Centre-du-Québec, au pignon du classement des 17 régions de la province les plus «entreprenantes». Les Lavallois démontraient non seulement le taux d'activités entrepreneuriales le plus élevé, mais dominaient également quant aux intentions de se partir en affaires dans un horizon de trois ans.
À cet égard, toujours selon le même coup de sonde, les Lavallois de 18-34 ans étaient de loin le groupe le plus dynamique, eux qui projetaient mettre le pied à l'étrier de l'entrepreneuriat dans une proportion de 25 %.
Les services ont la cote
De toutes les entreprises fondées entre 2000 et 2005 via le programme Jeunes entrepreneurs du CLD, une sur deux (48 %) relevait du secteur tertiaire.
Ce segment d'activités économiques regroupe le commerce détail, l'administration, les transports, les activités financières et immobilières, les services aux entreprises et aux particuliers de même que l'éducation, la santé et l'action sociale.
Le tertiaire moteur représente pour sa part 15 % de ces 106 nouvelles entreprises ayant vu le jour entre 2000 et 2005. Enfin, le tiers d'entre elles opère dans le domaine du secteur secondaire comprenant l'ensemble des activités reliées à une transformation plus ou moins élaborée des matières premières, telles quel l'industrie manufacturière et la construction.