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L'Inoubliable est scellé pour Fernand Ouellette

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 7 juin 2007 à 11:09
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L'Inoubliable est scellé pour Fernand Ouellette
Fernand Ouellette et Denise Brassard. (Photo: Martin Alarie)
L'Inoubliable est scellé pour Fernand Ouellette
Avec L'Inoubliable Chronique III, Fernand Ouellette ferme le dernier segment de ce qu'il considère comme son grand'œuvre, au sens alchimique du terme. Sa

Divine Comédie à lui.
«Ce livre a une couleur plus spirituelle. Je puise à la fois dans le profane et le sacré. C'est le plus achevé des trois», affirme Fernand Ouellette, rappelant que les préoccupations spirituelles, ou touchant la question religieuse, le suivent depuis ses débuts, tel qu'en témoigne l'un de ses premiers poèmes publiés, Le Christ galérien. Ce dernier était adressé à Gaston Miron, un ami intime. «C'est le grand'poète, un copain de 50 ans. Encore la veille de sa mort, il était resté croyant», se souvient M. Ouellette.
Une poésie enracinée
Son testament de poète fait quelque 900 pages, soit 325 poèmes, écrits sans interruption du 2 janvier 2003 au 26 mars 2004. Il est publié chez l'Hexagone. Partout dans les pages de ce cycle, le poète enracine sa poétique dans le monde qu'il saisit du regard. Qu'il saisit de l'esprit, du cœur et de l'âme, pourrait-on ajouter.
Laissons maintenant murmurer les Formes oubliées:

« Ce matin, En essayant de capter ce qui émergeait, Tout m'a paru babillages, Frémissements de l'eau, Pâles bancs d'écume…

Je respirais, mais avec peine, Comme si j'aspirais des ombres, Du temps en poussière… Ne s'étalait, par devant, Qu'un camaïeu liquide, Une gouache un peu grossière, Une aquarelle mal allégée.

Cela provenait sans doute D'un remous inexprimable Provoqué par un mort, Ou même d'une démence feutrée De la nuit qui se retirait ailleurs, Au-delà du bleu… Comme si tout s'était soudain confié Aux vents déboussolés, Avait soulevé l'eau par saccades, Violenté le regard… »
Denise Brassard
En mars dernier, lors du lancement de L'Inoubliable Chronique III, on a également profité de l'occasion pour faire de même avec Le souffle du passage, poésie et essai chez Fernand Ouellette, un essai où Denise Brassard s'attaque à l'œuvre du poète lavallois, publié chez VLB éditeur.



PHOTO DIGITALE FernandOuellette

(Photo: Martin Alarie)

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