François Gaudreau
(Photo: Martin Alarie)
François Gaudreau craint pour l'avenir financier du Québec
Désigné par l'Action démocratique du Québec (ADQ) comme porte-parole officiel pour le territoire lavallois, François Gaudreau a avalé de travers les propos de Michelle Courchesne qui affirmait, la semaine dernière, que l'ADQ avait insulté la démocratie en refusant de s'entretenir avec Jean Charest, lors de la récente «saga» du budget provincial.
François Gaudreau ne s'est pas fait prier pour réagir aux propos de Michelle Courchesne, cette semaine.
En entrevue avec le Courrier Laval, la ministre de l'Éducation et députée de Fabre qualifiait d'arrogant Mario Dumont qui, disait-elle, avait manqué de jugement à la veille de l'adoption du budget.
«Je me demande bien qui insulte la démocratie, lance François Gaudreau. Mario Dumont a bel et bien eu un entretien téléphonique avec Jean Charest à la veille du vote à l'Assemblée nationale, mais le chef libéral ne voulait rien savoir des idées de l'ADQ. Tout ce qu'il voulait, c'était s'assurer que ses députés ne viendraient pas renverser son gouvernement, le lendemain.»
Selon M. Gaudreau, le moment était bien mal choisi pour procéder à une telle baisse des impôts.
«Nous ne somme pas contre la mesure, mais pas tout de suite, avance-t-il. Le Québec doit d'abord se créer une marge de manœuvre, après quoi il pourra procéder à une baisse d'impôts. Pour l'instant, on se dirige vers un déficit d'au moins un milliard de dollars d'ici à 2009.»
«Charest ne fait qu'utiliser notre programme pour obtenir la faveur de la classe moyenne. On l'a vu avec Orford, et on l'a vu avec la grève du transport en commun. Avec une telle attitude, il n'est pas surprenant qu'une partie de la population devienne cynique face à la politique», termine-t-il.
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(Photo: Martin Alarie)