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La comparution des Manoukian reportée

par Hugo Morissette
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Article mis en ligne le 15 juin 2007 à 15:14
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La comparution des Manoukian reportée
Nirhan Manoukian et sa famille ont plus que hâte que toute la saga entourant une jeune éthiopienne qui habitait avec eux depuis huit ans soit terminée. (Photo: Martin Alarie)
La comparution des Manoukian reportée
Tentant de convaincre la Couronne que les accusations de traite de personne à l'endroit de la famille Manoukian sont non fondées, l'avocat Frank Pappas a réussi à faire reporter la comparution de ses clients au 25 septembre prochain.
Jeudi dernier, au Palais de justice de Laval, Nirhan Manoukian et sa conjointe Manoushag Saryboyajian, deux Libannais habitant Laval depuis quelques années, devaient faire face à des accusations de traite de personne, de rétention de documents de voyage ou d'identité et d'en avoir tiré des avantages matériels, envers une jeune Éthiopienne de 29 ans qui habitait avec eux depuis plusieurs années.

Selon la Gendarmerie royale canadienne (GRC), la présumée victime qui a porté les accusations travaillait apparemment comme aide familiale dans leur résidence.

Elle aurait allégué que ses «employeurs» l'obligeaient à travailler sans arrêt, qu'elle n'avait pas accès à ses papiers d'identité, qu'on ne la laissait pas quitter la résidence seule et qu'il lui était interdit d'utiliser le téléphone.

Remettant à la Couronne plusieurs déclarations en faveur des accusés, l'avocat Frank Pappas a réussi, jeudi, à faire reporter la comparution au 25 septembre prochain.

Interrogé après la remise de la comparution, l'avocat du couple n'a pas manqué de critiquer l'enquête des policiers dans ce dossier, qu'il qualifie d'incomplète.

«C'est simple, les accusations ne sont pas fondées, avance-t-il. Il y a des témoins essentiels qui n'ont jamais été rencontrés, dont plusieurs voisins. Ils s'entendent tous pour dire que la jeune dame n'était pas du tout séquestrée et qu'elle n'avait rien d'une esclave.»

«On a traité les Manoukian de maîtres d'esclave, ce qui est faux, poursuit-il. Nous détenons toutes les preuves pour en faire la démonstration.»

Selon Me Pappas, l'Éthiopienne qui porte les accusations cherche probablement à obtenir un statut de réfugiée.

«Toutes ces affirmations sont fausses, assurait M. Manoukian lors d'un entretien avec le Courrier Laval, voilà quelques semaines. Elle avait son propre téléphone sans fil au sous-sol, avec lequel elle appelait sa famille en Éthiopie à toutes les semaines. Elle possédait également une clé de la maison, du garage, et elle connaissait le code de sécurité. Quant à ses papiers, ils étaient dans un classeur près de sa chambre, comme pour tous les autres membres de la famille, et elle y avait accès.»

PHOTO DIGITALE manoukian.jpg

(Photo: Martin Alarie)

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