La Commission devra accoucher d'un rapport au plus tard le 15 octobre. «Je demande qu'on aille rapidement au coeur des choses», a lancé son président, Pierre Marc Johnson.
(Photo: Jacques Pharand)
Un rapport en octobre?
Après les témoins factuels, ce sera au tour des témoins experts d’apporter leur éclairage sur la tragédie de l’effondrement du viaduc de la Concorde. Après des délais dans le dépôt de leurs rapports, ces derniers seront entendus un mois plus tard que prévu, soit au début juillet.
Si les experts embauchés par la Commission Johnson ont fait leurs devoirs depuis avril, les contre-expertises des parties impliquées dans l’enquête se sont fait attendre.
Deux rapports manquent toujours à l’appel, commandés par le ministère des Transports et par les représentants de l’ex-firme d’ingénieur-conseil Desjardins Sauriol & Associés.
«Si ces rapports apportent des éléments nouveaux, cela peut mener à des amendements aux rapports existants», a précisé le procureur de la Commission, Me Michel Décary.
Le président de la Commission, Pierre-Marc Johnson, a demandé aux procureurs des parties de «fouetter l’énergie de leurs experts» afin que les rapports soient remis en temps utile, soit avant le 3 juillet.
«Il y a dans ces rapports, des convergences, a noté M. Johnson. On ne devrait pas réinventer l’allumette. Je m’attends à ce que les procureurs élaguent les enjeux sur lesquels on va discuter, qu’on reconnaisse ces convergences. Je demande qu’on aille rapidement au coeur des choses, qu’on ne recommence pas à zéro à chaque fois.»
Tous les moyens seront déployés pour que le rapport final de la Commission soit finalisé dans les délais prescrits, soit d’ici le 15 octobre, assure Me Décary.