La Chorale La Différence et l'ensemble Gospel L'Unité ont donné le ton à une soirée de frissons.
(Photos: Martin Alarie)
Une belle salade de choeurs
Il aurait fait 50 degrés Celsius à l'intérieur que cela n'aurait pas empêché bien des spectateurs d'avoir un petit frisson, hier soir au Théâtre Marcellin-Champagnat, alors que les choristes de La Différence, L'Unité et Harmonicoeur, ont présenté un répertoire qui ne pouvait laisser personne indifférent.
On aurait dit que le nom des groupes pouvait donner le ton à la soirée; différence, unité et harmonie, une belle salade composée, proposée aux quelque 300 spectateurs présents, à travers leurs chansons et chorégraphies.
La Différence
La soirée a débuté avec la Chorale La Différence, où les choristes adultes ont entonné les pièces soigneusement choisies de leur répertoire, qu'ils auront mis un an à préparer. C'est que la chorale La Différence, regroupe à l'exception de ses trois cheffes de chœur, 72 choristes ayant une déficience intellectuelle, dont cinq en chaises roulantes, une poignée en marchette et deux malvoyants! Ce qui surprend c'est que bien que l'accent soit mis sur la chorégraphie gestuelle des pièces interprétées (sur fond de bande sonore originale), les choristes chantent, forts, et même bien.
Au menu hier soir, cinq pièces dont L'amitié qui a défiée les glandes lacrymales de bien des spectateurs), et Et c'est pas fini, version Star Académie. Dès les premières notes, les participants de la chorale se sont mis à trépigner en attendant l'arrivée des premiers couplets.
L'Unité
Dans un tout autre ordre d'idée, l'ensemble Gospel L'Unité, qui a vu le jour il y a 15 ans, célèbre les messages positifs que portent leur musique. Les spectateurs n'ont même pas toujours attendu l'invitation de la directrice musicale pour se lever et danser. @R:Vêtus d'aubes, on a pu entendre du gospel aux accents africains ou sur des rythmes judaïques, ainsi que des airs plus traditionnels (dont la finale avec Happy Days). Accompagnés au piano, à la guitare et à la batterie, les 12 choristes et solistes de tous âges, un peu hésitantes au départ, ont su bien se laisser imprégner de cette essence musicale porteuse de sourires et de joie.
Harmonie:
Le groupe Harmonicoeur s'était habillé aux couleurs du Moulin Rouge et des années folles. La vingtaine de choristes ont su très bien clore la soirée. Des voix puissantes, notamment chez les quatre messieurs présents, et de solides solistes, ont bien servi un répertoire alliant des airs de comédies musicales, passant du rock au populaire, en plus de quelques medleys intrigants, alliant Guns'N'Roses à Monsieur Cannibale, de James Bond à la Danse des canards.
(Photos: Martin Alarie)