Les résultats des élèves du secondaire de la CSLD aux épreuves uniques de 2006 sont parmi les plus faibles, selon le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
(Photo: Martin Alarie)
Laval sous la moyenne aux épreuves uniques de 2006
«La réussite de se calcule pas seulement avec les notes» - Francine Charbonneau
Les résultats des élèves du secondaire de la Commission scolaire de Laval (CSDL) aux épreuves uniques de 2006 sont parmi les plus faibles de la province, rapporte un document du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.
Dans les écoles publiques, la moyenne aux examens a été de 69,8% avec un taux de réussite de 78,8% comparativement à une moyenne de 78,6% et un taux de réussite de 93,4% dans les collèges privés.
Au Québec, la moyenne du secteur public a été de 70,8% avec un taux de réussite de 80,6%. Le secteur privé a maintenu une moyenne de 79,8% avec un taux de réussite de 94,2%
Selon Francine Charbonneau, présidente de la CSDL, les résultats du domaine public et privé ne peuvent êtres comparés puisque les critères de sélection sont différents.
«Généralement, les écoles privées ont la crème de la crème puisqu'ils font passer des tests d'admission, soutient Mme Charbonneau. Prenez l'École d'éducation internationale de Laval, où il y a une sélection des élèves et vous verrez que l'établissement est aussi bien coté qu'un collège privé.»
Vérification faite, l'École internationale de Laval est effectivement une des premières écoles publiques du palmarès des établissements d'enseignement secondaire.
Pas juste des notes
La présidente de la CSDL a également affirmé qu'il ne faut pas seulement chiffrer la réussite avec les notes et que chaque commission scolaire doit composer avec des défis différents.
«Notre mission est de qualifier toute la clientèle de notre territoire et pas seulement sélectionner les étudiants les plus performants, croit-elle. Nous avons des élèves qui ont toutes sortes de difficultés. Quand je constate qu'un étudiant avec un problème d'apprentissage s'applique pour réussir son année, même si sa moyenne est de 65%, ça signifie beaucoup plus pour moi qu'un simple classement des écoles.»
De plus, voir des décrocheurs retourner à l'école grâce aux programmes d'activités parascolaires est plus gratifiant qu'une meilleure position dans le palmarès de la réussite pour Mme Charbonneau.
«Si nous sommes en mesure de convaincre un décrocheur de revenir se qualifier, nous aurons eu un impact positif dans sa vie, même s'il n'a pas la meilleure des moyennes à l'école, soutient-elle. À la fin de son cheminement, ses connaissances seront beaucoup plus diversifiées. C'est mieux que de le voir abandonner.»
«Généralement, les écoles privées ont la crème de la crème puisqu'ils font passer des tests d'admission»
-- Francine Charbonneau, CSDL
(Photo: Martin Alarie)