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Courrier Laval
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Le métro de Laval victime de son succès

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 10 juin 2007 à 9:00
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Le métro de Laval victime de son succès
Le mot d'ordre: tolérance. Pas de contravention tant qu'une solution n'est pas trouvée, dit-on à la Ville. (Photo: Martin Alarie)
Le métro de Laval victime de son succès
Le stationnement gratuit de la station Montmorency déborde. Les automobilistes semblent préférer la boue des terrains vagues environnants et les bordures de rue au stationnement souterrain de la station, où il faut payer. Et si on repensait les tarifs?
Pour le moment, le seul moyen d'avoir accès aux 695 places souterraines est de débourser 60$ pour une carte d'accès mensuelle. Il en coûte 80$ pour une carte semblable à Longueuil, fait remarquer Mélanie Nadeau, porte-parole de l'Agence métropolitaine de transport (AMT).

Ce rabais de 20$, accordé jusqu'en septembre, n'a cependant pas la cote. Seules 50 à 100 espaces de stationnement sont occupées par les temps qui courent. Les 650 places gratuites, en surface, sont quant à elles rarement dégarnies. «Ce sera intéressant de voir quelle sera la situation à -30°!» lance Mme Nadeau.
Tarif quotidien
Le tarif mensuel unique a peut-être de quoi décourager les utilisateurs occasionnels. «On va évaluer les autres opportunités, entre autres [la tarification] à la journée», mentionne la porte-parole.
Mais un changement n'est pas à prévoir avant l'automne. «L'été, ce n'est pas une bonne période pour prendre le pouls», explique-t-elle, en faisant notamment référence aux étudiants des collèges Montmorency et Letendre, de gros utilisateurs, qui ont déserté les classes pour la belle saison.

L'établissement d'une tarification journalière suppose l'installation d'une barrière à l'entrée du stationnement intérieur. Pour l'instant, seule l'entrée commune aux stationnements gratuit et payant est contrôlée.
Tolérance
Pendant que l'AMT se penche sur cette question, elle évalue le problème créé par le manque de places gratuites, de concert avec Ville de Laval. «On ne peut pas sévir en ce moment, alors qu'on est à la recherche d'une solution», admet le porte-parole de la Ville, Jean-Claude Beaudry, au sujet des voitures garées illégalement en bordure ou carrément sur les propriétés voisines.
«Nos gens du service de l'ingénierie examinent les solutions, explique M. Beaudry. On a demandé aux agents de stationnement [qui sont habilités à émettre des contraventions] d'être tolérants. Nous sommes victimes de notre succès!»

Au service de police de Laval, une attitude semblable est adoptée. Par ailleurs, la règlementation n'est pas applicable, dans la majorité des cas, mentionne Nathalie Laurin, porte-parole du Service. Les panneaux interdisant l'arrêt ne sont valides que pour les automobiles garées sur la rue.

Or, la majorité des voitures sont stationnées en retrait, sur les terrains vagues. «Sur un terrain privé, il faut que le propriétaire nous fasse la demande [de sévir]», dit Nathalie Laurin. Ce qui n'est pas le cas jusqu'à ce jour.

Au stationnement du collège Montmorency, on ne sent pas encore les effets du débordement de la station de métro. Les activités du Mondial Choral et les cours d'été assurent une fréquentation déjà importante. Difficile de distinguer si des utilisateurs du métro s'en tirent en payant le tarif quotidien de 5$ de l'autre côté du boulevard de l'Avenir. Ce n'est que partie remise pour septembre, estime-t-on au Collège.

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