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Tempête dans un pot de fleurs

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 19 juillet 2007 à 5:44
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Tempête dans un pot de fleurs
Cet été, les fleurs prévues pour les espaces publics auront été au cœur du conflit entre Ville de Laval et cols bleus. (Photo: Martin Alarie)
Tempête dans un pot de fleurs
Alors que l'on met aux poubelles une centaine de boîtes de fleurs, Ville de Laval et ses cols bleus ne s'entendent pas sur ce qu'on aurait dû en faire.
Chaque année, des surplus de fleurs annuelles sont conservés. Ces stocks servent à remplacer les fleurs mortes ou abîmées en cours de saison.

«Quand arrive juillet, les fleurs qui avaient à mourir sont mortes. De plus, nos réserves de remplacement sont déjà en mauvais état. On ne pouvait donner ces fleurs aux citoyens», explique Paul Lemay, directeur du Service vie communautaire, culture et communication à Ville de Laval.

À l'été 2007, sur les 28 500 boîtes de fleurs qui sont habituellement transplantées à travers l'île Jésus, seulement 2000 l'auront été. Toutes au Centre de la nature. Ce sont les fleurs de remplacement de ce parc urbain qui ont été jetées, mardi en après-midi. Plus tôt cette saison, le reste des fleurs a été distribué aux citoyens et organismes locaux par l'intermédiaire de Laval en fleurs.
Pouquoi pas ailleurs?
Le Syndicat des cols bleus de Laval déplore que les fleurs jetées n'aient pas été redirigées vers les massifs vierges d'endroits stratégiques, tels l'hôtel de ville ou la Maison des arts de Laval.
«Pour nous, c'est un gaspillage. Les fleurs sont une fierté pour les cols bleus. Nos jardiniers sont des maniaques d'horticulture. Avant la période de plantation, nous avions offert une garantie à la Ville: malgré les difficultés dans les négociations, nous ne toucherions pas aux fleurs», affirme Francis Desjardins, vice-président Santé-Sécurité du Syndicat des cols bleus de Laval.

Mentionnons qu'une boîte de fleurs coûte environ 3$. Au total, c'est de 120$ à 300$ de fleurs qui pourrissent au dépotoir.
Dialogue de sourds
En juin dernier, Martin Gagnon, président du syndicat lavallois, faisait part que le Syndicat de la fonction publique (SCFP), auquel sont affiliés les cols bleus lavallois, s'engageait à débourser le montant d'achat de fleurs pour le territoire de Laval, les fleurs ayant déjà été données aux citoyens. Les travailleurs trouveraient le moyen de les planter, avait-il alors affirmé.
«La Ville n'a montré aucune ouverture à ce que cette tâche soit effectuée pendant les heures de travail. On ne peut pas faire ça bénévolement», rétorque Francis Desjardins sur la question.
Sur ce dernier point, les cols bleus et la Ville ont engagé un dialogue de sourds. Le porte-parole officiel de la ville dans le dossier, Louis Beauchamp, de la firme de relations publiques National, spécifie que Ville de Laval avait déjà annoncé que les massifs destinés aux fleurs resteraient inoccupés, les cols bleus ne s'étant pas engagés à n'employer aucun moyen de pression. En juin, on parlait aussi d'un retard dans la planification des travaux, résultant du conflit en cours.
«Pour nous, c'est un gaspillage. Les fleurs sont une fierté pour les cols bleus.»
– Francis Desjardins

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