Mon meilleur ami
Quand son associée Catherine lui dit ne pas croire qu’il a un ami, François tient le pari de lui présenter d’ici la fin du mois. L’ennui pour François c’est que Catherine a raison, il n’en n’a pas. Il devra donc apprendre le véritable sens de l’amitié, et ce, en seulement dix jours.
Cinéaste inégal nous faisant parfois perdre notre temps, Patrice LeConte n’en reste pas moins capable du meilleur comme il l’a déjà démontré par exemple avec Ridicule et Monsieur Hire. C’est donc avec l’esprit ouvert et un œil attentif que l’on accepte de lui redonner le contrôle des deux prochaines heures de notre vie. On s’attend au pire tout en espérant secrètement le meilleur…
Mon meilleur ami ne relève ni de l’un ni de l’autre. Évidemment, LeConte agace avec sa caméra à l’épaule – totalement inutile dans certaines scènes – et son rythme en dents de scie; la finale du film donnant beaucoup trop dans la surenchère. À l’opposé heureusement, le jeu d’acteur y est tout simplement brillant. Un Daniel Auteuil en parfaite maîtrise de la situation, mais également une Julie Gayet sûre d’elle-même qui, dans ses scènes avec l’acteur, parviendra même à prendre le dessus sur ce dernier deux fois sur trois. On retrouvera aussi avec joie la charmante Élisabeth Bourgine qui avait partagé l’écran avec Auteuil sur le plateau de Un coeur en hiver, il y a déjà quinze ans; une actrice que l’on ne voit malheureusement que trop peu sur grand écran.