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Transports Québec invité à resserrer la surveillance de ses chantiers

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 31 juillet 2007 à 13:37
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Transports Québec invité à resserrer la surveillance de ses chantiers
Jacques Gagnon, du MTQ, a confirmé que le Ministère ne vérifie pas systématiquement la conformité des travaux exécutés avec les contrats qui le lient à des firmes privées. (Photo d'archives)
Transports Québec invité à resserrer la surveillance de ses chantiers
Après 290 jours d’audience et 58 témoignages, la Commission Johnson en est à l’heure des bilans. Lors des premières heures des plaidoiries, ce matin, le ministère des Transports a clairement été sur la défensive et a essuyé les commentaires teintés de reproche de Pierre Marc Johnson.
Quel est le rôle que doit assumer le Ministère lorsqu’il confie un mandat à une firme d’ingénierie conseil? La question a d’abord été posée par le commissaire Roger Nicolet, puis reprise par le président de la Commission.

«En tant qu’instance imputable auprès de la population, ne faudrait-il pas penser que le Ministère assume une responsabilité face à tous ces mandats?» a demandé M. Nicolet. Le commissaire faisait alors référence au déficit de surveillance constaté à plusieurs reprises lors des témoignages.

Pierre Marc Johnson a retapé sur le clou en utilisant le terme «dégagement de responsabilité» pour qualifier la façon de faire du Ministère. Encore aujourd’hui, le ministère des Transports (MTQ) ne vérifie pas systématiquement la conformité des travaux exécutés avec les contrats qui le lient à des firmes privées, a confirmé Jacques Gagnon, directeur des Structures pour la région de Montréal et de l’ouest du Québec.

Le président de la Commission a cité en exemple l’autorisation écrite obligatoire d’un ingénieur qualifié avant la coulée du béton sur l’armature.

Or, «il n’y a pas eu d’autorisation écrite [lors du coulage du béton du viaduc de la Concorde], a rappelé Pierrre Marc Johnson, et je ne vois pas qui aurait pu le faire, étant donné le système».

Le Ministère n’irait pas jusqu’à exercer un contrôle qui remettrait en doute la compétence des ingénieurs qu’il embauche, en refaisant leurs calculs, par exemple, a répondu M. Gagnon.

Là n’est pas la question, a noté M. Johnson. «Je comprends qu’on ne peut pas tout remettre en question. Mais ce dont je vous parle, c’est la conformité à l’égard des responsabilités contractuelles. […] Si quelqu’un dans le processus a fait une erreur majeure, il n’y a personne qui peut le [constater].» «Il n’est pas impossible qu’on resserre notre contrôle à cet égard», a admis M. Gagnon.

Les plaidoiries pourront possiblement se poursuivre jusqu’à demain. La Coalition pour l’entretien et la réfection du réseau routier du Québec, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec et l’Ordre des ingénieurs du Québec feront entendre leurs représentants cet après-midi.

Ville de Laval n’a produit aucun mémoire et n’a mandaté aucun représentant pour la représenter au cours des plaidoiries.

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