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Trois jours à Minneapolis

Deux policiers lavallois tirent des enseignements de leur séjour

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 9 août 2007 à 8:48
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Trois jours à Minneapolis
André Pyton et Roger Janelle, du Secteur des enquêtes criminelles de Laval, ont été impressionnés par les ressources déployées dans le périmètre du pont écroulé à Minneapolis. (Photo: Martin Alarie) DSC_76.jpg
Trois jours à Minneapolis
Deux policiers lavallois tirent des enseignements de leur séjour
«L'incident est similaire: c'est deux ponts qui se sont effondrés. Mais la comparaison s'arrête là», résume André Pyton, inspecteur lavallois. Lui et son collègue, Roger Janelle, ont passé 36 heures sur les lieux de l'effondrement de l'I-35 W. Un drame différent de ce que les Lavallois ont vécu il y a 10 mois, mais dont on peut tirer des enseignements.
Dès leur arrivée à Minneapolis, l'ampleur du drame et des ressources déployées ont frappé les deux policiers. Le périmètre de sécurité, qui s'étendait sur quelque 9 km2<@V> les premiers jours suivant le drame, mobilisait une centaine de policiers. Plus d'une douzaine d'organismes civils, gouvernementaux, militaires ou policiers sont impliqués dans l'enquête.

Au plus fort de l'intervention policière, après la tragédie du pont de la Concorde, une trentaine de policiers assuraient la sécurité dans le voisinage de la structure affaissée. Les intervenants sur les lieux de l'effondrement se limitaient grosso modo à la Sureté du Québec (SQ), le ministère des Transports, les pompiers et les policiers locaux.

Mais à une échelle différente, des similarités ressortent, témoignent les deux membres du Département de police de Ville de Laval, qui se sont envolés pour la ville américaine vendredi dernier. Revenus au bercail lundi, les deux collègues, qui comptaient offrir leur expertise, ont surtout profité d'une expérience de plus à leur feuille de route, qui compte déjà deux effondrements de pont.
Laval est une île
«Il ne faut pas oublier que Laval est une île, entourée de ponts», note M. Pyton, inspecteur aux enquêtes criminelles. La visite à Minneapolis a permis aux deux collègues d'assister au travail de gestion de crise dans le cas de l'effondrement d'une structure dans un plan d'eau.
«Ici, l'effondrement sur l'autoroute a facilité le travail de sauvetage et d'enquête», fait-il remarquer. L'accès à la preuve et sa conservation, par exemple, ont été plus aisées. «Là-bas, une partie de la preuve est tombée dans le fleuve Mississippi», dit l'inspecteur Pyton.
Très en contrôle
À l'arrivée des deux policiers, 48 heures après l'effondrement, le poste de commandement était en place, à quelques minutes de marche du site. La Ville avait mobilisé ses 850 policiers, en vacances ou pas. La garde côtière, le bureau du shérif et la marine américaine prenaient en charge les opérations de recherche des victimes dans les eaux brouillées du fleuve.
«Au début, ils trouvaient ça curieux de voir deux policiers du Québec, raconte M. Pyton. Mais quand on leur a dit qu'on a vécu une expérience semblable…» Malgré le branle-bas de combat, les deux agents ont eu droit à une visite guidée de l'unité de commandement et ont été invités à participer à deux réunions regroupant quelque 50 décideurs.

«On a pu voir que les mêmes techniques d'enquête étaient employées», relate Roger Janelle, lieutenant-détective aux enquêtes criminelles de Laval. M. Janelle faisait partie de l'équipe d'enquêteurs affectés au dossier du viaduc du Souvenir, qui s'est écroulé en 2000. Dans le cas du pont de la Concorde, l'enquête a été confiée à la SQ.

En général, la situation semblait «très en contrôle», estiment les deux visiteurs lavallois. On leur a cependant confié que les six premières heures étaient «un chaos organisé». «Quand le viaduc de la Concorde est tombé, près de chez moi, se rappelle André Pyton, pendant les premières trois heures, on étaient un peu désorganisés, mais c'est normal. Ce sont des situations exceptionnelles.»

(Photo: 2 policiers)

(Photo: Martin Alarie)

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(Photo: courtoisie)

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