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Faute de financement, une école pour raccrocheur est menacée

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 10 septembre 2007 à 9:37
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Faute de financement, une école pour raccrocheur est menacée
Denyse Mayano. (Martin Alarie)
Faute de financement, une école pour raccrocheur est menacée
La seule école de la Francophonie vouée à l'enseignement des adultes ayant des difficultés scolaires pourrait bien fermér ses portes si les responsables ne trouvent pas les fonds nécessaires à la poursuite des activités.
Fondée par une enseignante de l'école Vanguard de Laval, l'école Félix-Antoine accueille 30 élèves qui ne se retrouvent pas dans la façon dont sont dispensés les cours aux adultes. Parmi la clientèle de cet établissement, établi dans le secteur Ahunstic, on compte de nombreux Lavallois.

«Les centres de formation pour adultes ne conviennent pas à tous, croit Denyse Mayano, fondatrice et directrice de l'école Félix-Antoine. On y fait un enseignement individualisé, ce qui signifie que l'élève travaille seul dans un cahier et va voir l'enseignant lorsqu'il a des questions. Certains ont besoin de cours magistraux.»

Face à ce constat, Mme Mayano a eu l'idée, en 1996, de fonder une école secondaire qui répondrait aux besoins spécifiques des raccrocheurs dyslexiques, dysphasiques ou ayant des troubles d'apprentissage. De plus, l'horaire de l'école Félix-Antoine est plus flexible que celui des centres de formation pour les adultes.

«À la formation des adultes, s'ils s'inscrivent trois jours, ils ne peuvent s'absenter, sinon ils sont à la porte. Ce n'est pas mauvais pour des jeunes de 17-18 ans, puisque cela leur permet d'apprendre à respecter les règles, mais ça ne convient pas à certains qui travaillent sur appel ou dont les quarts de travail varient d'une semaine à l'autre», rapporte Denyse Mayano.

«Les enseignants adaptent leur enseignement à nous. Leur force est de savoir nous revaloriser, ils nous connaissent personnellement et ils exploitent nos forces», constate Mélanie Chartrand, qui fréquente Félix-Antoine depuis deux ans.
Sans subvention
L'enseignement à l'école Félix-Antoine est dispensé bénévolement par des spécialistes en orthopédagogie. Plusieurs d'entre eux enseignent à l'école Vanguard de Laval. L'horaire des cours est établi en fonction de leur disponibilité.
Même si le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport vient de renouveler son permis, l'établissement ne reçoit aucune subvention. Jusqu'à maintenant, l'école a réussi à se maintenir à flot financièrement grâce à des dons individuels et ceux provenant de fondations spécialisées. «Normalement, il nous faudrait 200 000$ pour faire fonctionner l'école, mais nous y arrivons avec 50 000$, rapporte la directrice. Cette année, nous avons assez d'argent pour payer le loyer pendant quelques mois, mais pas suffisamment pour faire toute l'année.»

Refusant cette éventualité, les élèves tentent d'amasser des fonds, notamment via une vente de garage (voir autre texte en page A5). «Les élèves veulent trouver des sous pour sauver l'école, mais ils devraient être en train d'étudier», observe Mme Mayano, visiblement touchée par le geste de ses élèves.
«Normalement, il nous faudrait 200 000$ pour faire fonctionner l'école, mais nous y arrivons avec 50 000$»
-- Denyse Mayano, directrice



PHOTO DIGITALE: mayano

(Martin Alarie)

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