(Photo: Martin Alarie)
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Levée du lock-out au cimetière Notre-Dame-des-Neiges
On évalue à une vingtaine le nombre de familles lavalloises éprouvées par l'interruption des opérations du cimetière Notre-Dame-des-Neiges. Le lock-out étant partiellement levé, les familles endeuillées pourront bientôt mettre en terre ou en mausolée, les membres de leurs familles, décédés pour certains depuis près de quatre mois.
«Les familles sont les vrais otages de cette situation-là, affirme un porte-parole de l'Association pour la défense des droits des défunts et des familles (ADDDF) du cimetière, Paul Caghassi.
Le retour au travail est prévu aujourd'hui, à raison de quatre jours par semaine, jusqu'à la conclusion d'une entente définitive avec le syndicat. Ce qui n'est pas sans déplaire à l'ADDDF. «Nous sommes heureux, mais nous ne célébrons pas», précise celui qui a perdu sa mère dans les tout débuts du conflit.
Action et deuil
L'homme d'affaires lavallois affirme que des actions devraient être prises bientôt. «Debora de Tomasis, la présidente de l'ADDDF, et moi-même allons prendre quelques jours de repos, puis ensuite, faire campagne afin que ça ne se reproduise plus. On a assez souffert.» Un recours collectif suit présentement son cours.
Dans le cas de M. Caghassi, ses frères sont venus de France lors du décès de leur mère et reviendront lors d'une cérémonie intime désirée par la famille, au moment de la mise en terre. «On doit maintenant vivre notre deuil, vivre notre peine.»
La Fabrique de la paroisse Notre-Dame de Montréal confirme que les quelque 498 dépouilles devraient être mises en terre ou en mausolée d'ici trois mois.
Le Cimetière communiquera bientôt avec les familles touchées.
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