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Cols bleus en campagne contre les GES

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 20 septembre 2007 à 4:31
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Cols bleus en campagne contre les GES
Cols bleus en campagne contre les GES
Yves Lemieux et Michel Paquin ne se contentent pas de discuter des effets néfastes des gaz à effet de serre (GES) en dînant avec leurs compagnons de travail du service des travaux publics. Ils coupent littéralement leur pause du midi pour visiter les garages de la municipalité et sensibiliser leurs collègues. L'objectif: couper les moteurs.
«Ça nous a coûté une centaine de dollars, pour le livre et deux t-shirts», raconte Yves Lemieux, affecté à l'asphaltage l'été et au déneigement l'hiver. Lui et son collègue, qui passe ses étés au volant d'un balai mécanique et ses hivers à manœuvrer un tracteur à chenilles, ont réalisé un petit document de référence à l'attention des cols bleus de la Ville.
Coupez les moteurs!
L'initiative des deux complices s'apparente à la campagne de sensibilisation «Coupez les moteurs!», menée par la Ville de Laval tous les mois de novembre, depuis 2005.
«Nous, on va chercher directement les cols bleus, avec le document qu'on a fait», fait valoir M. Lemieux. Parce que la démarche est entreprise par l'un des leurs, le message est mieux accueilli chez les employés, estime-t-il.

«Je démarre, je roule; je ne roule pas, j'éteins»: leur offensive vise essentiellement à contrer la marche au ralenti inutile des véhicules municipaux. «Ce n'est pas facile de faire rentrer ça dans la tête des gens. Mais s'ils le font au travail, ils vont le faire à la maison», dit Yves Lemieux, qui voyage à vélo tous les hivers, depuis 20 ans, pour se rendre au travail.

Certains mythes sont difficiles à déboulonner, selon M. Lemieux. L'idée de faire tourner le moteur pour rester au chaud en fait partie. «Quand on roule au ralenti, le système de liquide de refroidissement prend le dessus et l'air du système de chauffage tiédit», explique-t-il. Mieux vaut éteindre et redémarrer, pour un réchauffement plus rapide.
GPS et ordinateurs
Les frileux ne sont pas les seuls à opter pour la marche au ralenti, notent les deux collègues, dans leur document de sensibilisation. «Nous avons trouvé désolant d'apprendre que les ordinateurs et les modems dans les véhicules des superviseurs fonctionnent uniquement sur l'énergie des moteurs au ralenti.»
Il existe d'autres moyens de produire de l'énergie pour faire fonctionner des équipements comme les flèches de signalisation, les ordinateurs, les systèmes GPS ou les gyrophares des autos-patrouille du département de police de Laval, par exemple.

Yves Lemieux donne l'exemple des remorques de signalisation, alimentées par un écran solaire relié à une batterie autonome. «Pourquoi on ne pourrait pas utiliser ce type de technologie sur les véhicules des policiers et des travaux publics?» demande-t-il. Il note par ailleurs que certains véhicules municipaux sont trop puissants pour l'usage qui en est fait.

La flotte municipale est régulièrement réévaluée en fonction des besoins, explique Geneviève Closset, coordonnatrice au service de l'environnement. «Lorsqu'on change un véhicule, on établit les besoins réels du véhicule, et on va toujours pour un véhicule à émission [de GES] moindre.» Lorsque c'est possible, la municipalité opte pour un véhicule hybride, note Mme Closset.

Une quinzaine de véhicules hybrides ont fait leur apparition dans le parc motorisé de la Ville, depuis quelques années. Certains employés des services des travaux publics, de l'environnement, des incendies et de l'urbanisme consomment ainsi moins d'énergie lors de leurs déplacements. Le directeur général et le maire de la Ville conduisent également une hybride. La conversion ne touche pas les véhicules lourds pour le moment.



(Photo: remorque flèche)

(Photo: Martin Alarie)

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