Des maisons damnées
Quatre nouvelles poursuites contre Construction G.S.
Le comité exécutif a autorisé, le 19 septembre, quatre autres poursuites aux dépens de Construction G.S.
Au cœur de la poursuite, quatre résidences construites sur la rue Rébecca dans le quartier Fabreville. Voilà plus d'un an que ces constructions retiennent l'attention des autorités municipales. Mises en chantier sans permis, elles avaient fait l'objet [avec quatre autres chantiers] d'un premier avis d'infraction le 31 août 2006, puis d'un premier recours en justice en octobre de la même année devant la Cour municipale.
Le 21 mars 2007, l'administration Vaillancourt revenait à la charge, cette fois avec une nouvelle série de poursuites en Cour supérieure. La raison: le constructeur avait raccordé illégalement les maisons au réseau d'aqueduc et d'égouts municipal. On notait alors qu'aucune demande de permis de construction, ni de raccordement n'avait encore été adressée au service d'urbanisme.
Toujours au printemps, les voisins de la rue Sainte-Rose, dont les cours sont jouxtées à celles de ces habitations de la rue Rébecca, avaient déposé une pétition à l'hôtel de Ville pour dénoncer un problème d'écoulement des eaux de surface sur leur propriété lié à un terrain surélevé.
«Le 14 août dernier, Construction G.S. a été condamnée par le juge de la Cour municipale pour huit infractions», rappelle le porte-parole de la Ville, Marc Laforge. Reconnue coupable d'avoir construit sans permis, l'entreprise s'est vue coller huit amendes de 840 $ chacune, en plus de devoir acquitter ses frais de permis.
«Lors de l'émission des permis, il avait été convenu que le constructeur érigerait dans la cour arrière de quatre de ces maisons une contre-pente de manière à amener les eaux de pluie à l'égout pluvial», ajoute M. Laforge. Un engagement qui n'a pas été respecté par Construction G.S. et qui vient de lui valoir une troisième vague de poursuites en Cour municipale. Le contrevenant s'expose à quatre nouvelles amendes qui totaliseraient 2,080 $.